Les loyers impayés de l’Office de promotion et de gestion immobilière, OPGI, ont atteint des sommets vertigineux à Annaba où nombreux sont les bénéficiaires de logements sociaux qui se gardent de payer leurs loyers au lendemain de leurs installations. Même chose pour les locataires des locaux commerciaux de l’Office qui ne payent pas leurs mensualités en toute connaissance de cause. A Berrahal, les agents ont distribué les troisièmes et dernières mises en demeures aux commerçants concernés, avant de lancer une action en justice.
La direction de l’OPGI a pris la ferme décision de recouvrer ces loyers impayés de plusieurs années par des locataires des biens de l’Office. Selon un cadre : «Des poursuites judiciaires seront engagées dans les prochains jours contre les récalcitrants qui risquent la résiliation du contrat de location avec l’expulsion du logement». Il faudrait rappeler que le printemps dernier, des brigades ont sillonné le territoire de la wilaya afin de distribuer des mises en demeure, mais aussi pour dresser des calendriers de paiement aux familles nécessiteuses. Un véritable porte-à-porte d’envergure a été effectué pour recouvrer les loyers impayés.
Cette mobilisation n’a pas, finalement, porté ses fruits puisque les brigades en charge de l’opération sont aujourd’hui encore déployées pour relancer la même opération.
Les agents de l’Office se tournent également vers les logements inoccupés qu’ils n’hésitent pas à mettre sous scellé et à récupérer pour non-occupation ou encore sous-location illégale.
Un responsable de l’Office nous a précédemment confié : «Comment voulez-vous qu’on prenne en charge le problème d’étanchéité d’une cité d’une centaine de logements lorsque ses locataires n’ont pas payé leurs loyers depuis des années?»
Le citoyen ne paie pas son loyer, mais il ne s’acquitte pas aussi de sa facture de consommation d’eau. L’Algérienne des eaux (ADE) éprouve les pires difficultés à recouvrer ses créances qui s’élèvent aujourd’hui à plus de 200 milliards de centimes cumulés par le non-payement des nombreuses factures par ses clients et abonnés. Ainsi, le recours à la justice est l’ultime issue pour recouvrer des créances qui se chiffrent en milliards pour ces organismes.
Par : M. L









