L’emploi et le logement sont et resteront le rêve des familles, notamment des jeunes qui savent bien que sans un toit pour s’abriter et un travail synonyme de salaire, l’avenir n’est qu’un calvaire innommable. Certains vivent dans une exigüité insupportable, pénalisante, et attendent avec une grande impatience l’affichage des listes des bénéficiaires. C’est désormais chose faite. Cette annonce toute fraîche relative à 110 logements, ne pouvait que faire des heureux ; mais, en théorie seulement. Le problème, qui gâche la fête, est le lieu d’implantation des bâtiments achevés : El Azla, une cité distante du chef lieu de commune de 15 km. Une zone rurale enclavée, dépourvue de l’essentiel pour ceux qui sont habitués aux commodités relatives du site balnéaire. Dans cette agglomération ont été érigés 9 bâtiments de 10 logements chacun, soit 90 au total. Donc, la quasi-totalité des immeubles, car il ne reste plus que 20 logements à la cité Zaouïa (éloignée d’à peine 5 km de la ville), dont la proximité a suscité l’engouement de tous les demandeurs.
A l’exception de ceux qui habitent à El Azla qui sont donc les plus heureux de figurer dans la liste de leur zone, les autres ne cachent pas leur vive déception en raison de l’éloignement. Comment peut-on habiter à El-Azla et travailler à Chétaïbi-ville sachant l’indisponibilité du transport qui n’est assuré régulièrement que pour les écolier ? A titre d’exemple, comment un pêcheur, qui quitte son domicile très tôt le matin, ou qui rentre au quai la nuit, peut effectuer ses déplacements? Le même problème se pose pour quiconque active dans une administration, une école… et se devant de respecter les horaires. Autrement dit, il faut choisir entre le logement et l’emploi. La question que tout le monde (bénéficiaires ou non) se pose avec insistance est la suivante : pourquoi construire dans une zone si éloignée alors que l’espace ne manque pas au niveau de la périphérie du centre urbain? Aucune réponse ne peut être convaincante, assurent les uns et les autres au regard de ce qu’endurera tout futur résident malgré lui!
L’autre exigence populaire, qui n’a pas trouvé écho, est un tirage au sort équitable qui exclut d’avantager certains (ceux qui vont habiter dans les immeubles de Zaouïa) au détriment des autres. Mais comme la commission d’attribution a déjà statué, tous les soupirs sont permis.
Par : Kh. AMEUR









