Le nombre de personnes aux besoins spécifiques nécessitant une prise en charge, tant sociale que médicale, est en hausse.
L’Office national d’appareillages et accessoires pour personnes handicapées (ONAAPH) a pris en charge, en 2025, plus de 100 000 personnes aux besoins spécifiques, à travers la fourniture d’équipements médicaux, de prothèses et d’aides techniques adaptées aux différentes formes de handicap.
C’est ce qu’a affirmé, hier, Mohamed Mouidi, Directeur général de l’Office, sur les ondes de la chaîne 1 de la radio nationale.
Une prise en charge, a-t-il expliqué, qui concerne notamment «les personnes souffrant de handicaps moteurs ou auditifs, grâce à la mise à disposition de prothèses pour membres supérieurs et inférieurs, d’appareils auditifs, de moyens d’aide à la marche ainsi que d’autres équipements médicaux spécialisés».
Mohamed Mouidi a tenu à préciser, dans ce sens, que le coût de ces appareillages et accessoires est «très élevé», dans la mesure où certains équipements, destinées notamment aux victimes d’accidents de la route ou aux personnes amputées, peuvent varier entre 150 000 DA et 1 000 000 DA (entre 15 et 100 millions de centimes). Du matériel qui est néanmoins pris en charge, dans la majorité des cas, par la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) à hauteur de 100 %, a-t-il affirmé.
Par ailleurs, a-t-il ajouté, «les personnes non affiliées à la sécurité sociale peuvent également bénéficier des prestations de l’Office après obtention d’une carte de handicapé délivrée par les services du ministère de la Solidarité nationale».
Le directeur général de l’Office a indiqué, dans le même sillage, que «les handicaps moteurs provoqués par les accidents de la circulation demeurent les plus répandus en Algérie». «Chaque année, plus de 4 000 personnes sont équipées par l’Office à la suite d’amputations touchant les membres supérieurs ou inférieurs», a-t-il déclaré.
Les autres causes importantes des amputations étant celles résultant de complications de certaines maladies chroniques, notamment le «pied diabétique» et des accidents du travail, qui sont en hausse ces dernières années, a-t-il encore précisé.
Mohamed Mouidi a affirmé que l’ONAAPH assure 99% de la prise en charge nationale dans ce domaine, le 1% restant étant du ressort de quelques entreprises du secteur privé spécialisé notamment dans «l’auditif».
Celui-ci a indiqué, en dernier lieu, que le matériel fourni par l’Office est «en adéquation avec les normes internationales».
Par : Elyas Abdelbaki









