Les marchés du centre-ville et de Village Moussa au chef-lieu de wilaya Jijel sont devenus, contrairement aux autres points de vente, des espaces caractérisés par un manque d’hygiène, outre le fait qu’ils empiètent sur des espaces de circulation.
Une situation peu reluisante
Au centre-ville de Jijel, le sol est désormais recouvert d’une épaisse couche collante de crasse, accumulée au fil des mois. Alors que l’air devient, parfois, irrespirable du fait de la puanteur qui émane de la grande benne à ordures dans laquelle sont jetés déchets, légumes et fruits moisis, ainsi que des ossements. Au niveau de ce marché, si la situation persiste, il ne faudra nullement s’étonner que d’ici quelques temps, on se retrouvera avec les rues Mokhtar Dekhli, Ahcène Bencheikh et Si El Haoues de nouveau resquattées, huit années après leur «libération» par l’ex-wali de Jijel, Larbi Merzoug, en septembre 2015.
Les espaces publics envahis
Les étals, censés être confinés dans des locaux, ont envahi depuis longtemps les trottoirs et se sont même attaqués aux voies de circulation des automobiles leur obstruant le passage, difficile et générateur de rixes avec les piétons et les vendeurs. Au centre de Jijel, pratiquement tous les espaces de circulation sont occupés, ne laissant aux acheteurs qu’une mince bande piétonnière pour se mouvoir. Au marché de Village Moussa, à l’Est de la ville, bien que n’empiétant plus sur les espaces extérieurs aux murs, n’offre pas, lui non plus, une image reluisante. Là, les espaces destinés aux commerces ne servent plus généralement que d’espaces de stockage, les étals se trouvant désormais sur les espaces réservés aux clients et à la circulation.
Mouvance piétonne difficile et manque d’hygiène
La situation parfois est telle, qu’il est difficile de se circuler dans espaces complètement squattés. Et quand quelques commerçants décident de s’approvisionner pendant que le marché grouille de monde, ça vire à la débandade, parfois agrémentée de quelques insultes déversées, ici et là. A l’entrée Sud de ce marché, la situation est peu reluisante aussi, puisque là aussi, les déchets et autres légumes moisis se retrouvent dans un espace près des escaliers menant à la partie supérieure du marché.
Les odeurs dégagées, particulièrement par temps chauds, sont intenables.
Et dire, qu’il n’y a pas très longtemps, ce marché de Village Moussa a bénéficié d’un relifting. Sur les hauteurs de la ville, le long de la route qui longe la mosquée El Wafa Lillah, un marché improvisé a été créé ex nihilo avec des étals installés à même les trottoirs et une partie de la chaussée, et parfois, ce sont les camionnettes qui font office d’étal. Résultat des courses, il n’y a que les habitants des immeubles limitrophes qui auront à subir les immondices laissées sur place à la fermeture du «marché» improvisé. C’est dire que le citoyen n’est pas seulement confronté à la fièvre qui touche la mercuriale, il est tout le temps agressé par ce manque d’hygiène et ces empiètements sur les espaces publics de circulation.
Par : Fodil S.








