La nouvelle ville Ali Mendjeli a été secouée, jeudi dernier, par une grave affaire de santé publique suite à une intoxication alimentaire massive ayant touché au moins 63 personnes, dont plusieurs enfants. Les victimes ont été prises en charge en urgence au niveau de l’Etablissement public hospitalier (EPH) Abdelkader Bencherif, ainsi qu’à l’hôpital pédiatrique de Mansourah.
Face à l’afflux ininterrompu des malades, le service des urgences de l’hôpital d’Ali Mendjeli a dû décréter l’état d’alerte maximale, une mobilisation qui s’est prolongée de l’après-midi jusqu’à minuit sous une pression sans précédent. Selon des sources concordantes, le restaurant incriminé, situé à proximité d’un centre commercial réputé de la ville, a fait l’objet d’une fermeture immédiate en attendant les suites de la procédure légale.
L’enquête médicale préliminaire révèle que l’ensemble des patients ont consommé des “shawarmas” dans ce même établissement. Les premiers cas ont commencé à affluer vers la mi-journée de jeudi, avec un premier groupe de 27 personnes, avant que le bilan ne s’alourdisse dans la soirée. Les symptômes signalés par les malades sont identiques et particulièrement sévères : nausées, vomissements, diarrhées aiguës et fatigue extrême.
Pour le corps médical, ces indicateurs pointent sans équivoque vers une intoxication alimentaire sérieuse, résultant probablement de la péremption des produits utilisés, de mauvaises conditions de préparation ou de stockage, ou encore d’un manque flagrant d’hygiène. Cette situation critique a mobilisé l’ensemble des équipes médicales et paramédicales qui se sont lancées dans une véritable course contre la montre pour stabiliser les patients et éviter toute complication majeure, alors qu’une commission de la direction de la Santé a été dépêchée sur les lieux pour suivre l’évolution de la situation.
L’aspect le plus alarmant de cette tragédie reste le sort d’une même famille, dont une mère et ses 4 enfants, âgés de 18 mois à 10 ans. Parmi eux, un enfant de 8 ans a été admis dans un état jugé critique au service de pédiatrie, nécessitant des soins intensifs. Sa situation demeure préoccupante selon des sources médicales, illustrant la vulnérabilité des enfants face à la consommation d’aliments contaminés. Par ailleurs, le wali de Constantine, Abdelkhalek Sayouda, s’est rendu vendredi au chevet des victimes dans les deux structures hospitalières pour s’assurer de la qualité de leur prise en charge.
Si la majorité des cas sont aujourd’hui stabilisés, cette épidémie de gastro-entérite aigüe relance violemment le débat sur l’anarchie qui règne dans le secteur de la restauration rapide. La prolifération de locaux vendant des repas exposés à la poussière et à la pollution, sans respect des normes de froid ou de conservation, représente aujourd’hui un danger réel et permanent pour la santé des citoyens.
Par : Amina A












