Circuler au niveau de la ville de Guelma est un véritable calvaire au grand dam des automobilistes. Promue chef-lieu de wilaya en 1974, la ville du 8 mai 1945, qui abritait à l’époque une quarantaine de milliers d’habitants, en totalise actuellement plus de 150.000. Devenue une grande métropole qui ne cesse de s’agrandir, elle a connu un boom dans le secteur de l’habitat avec de nouvelles cités et des pôles qui lui confèrent un statut de ville universitaire accueillant plus de 17.000 étudiants inscrits dans sept facultés. Siège de plusieurs dizaines de directions de wilaya, elle accuse un énorme retard dans l’aménagement des voies urbaines de communications car aucune étude sérieuse n’a été entreprise dans ce secteur.
Si de nouveaux boulevards ont été réalisés dans les quartiers périphériques, rien n’a été programmé dans le centre-ville et les zones intra-muros pour assurer la circulation quotidienne de milliers de véhicules pénalisés par des embouteillages et des bouchons qui exaspèrent les piétons et les automobilistes. La situation empire aux heures de pointe lors de la sortie des élèves des établissements scolaires des trois cycles et celle des administrations. Les rues et avenues ne sont plus adaptées au flux incessant des véhicules, et divers autres moyens de transport.
Seuls quelques feux de signalisation ont été installés dans certains carrefours bien que d’autres s’imposent dans des lieux prioritaires, à savoir la place du 19 mars, les cités Hadj Embarek, Ain-Defla, Champ de Manoeuvre, Oued-Maiz, ronds-points de l’Hôtel de ville, de la Sûreté de wilaya et bien d’autres. Un nouveau plan de circulation, promis depuis tant d’années, s’impose pour aérer la ville et faciliter un tant soit peu la circulation urbaine qui est un véritable point noir à prendre en charge.
La ville souffre d’un manque flagrant de parkings, créant un casse-tête aux automobilistes qui éprouvent toutes les peines du monde à se garer. De guerre lasse, ces derniers rangent leurs véhicules sur les deux côtés de la chaussée bien que ce soit interdit, sur les trottoirs et les lieux prohibés par le code de la route. Compréhensifs, les services de sécurité tolèrent ces dépassements. Des citoyens saisissent l’opportunité de notre journal Le Provincial pour interpeller les responsables concernés afin de réactualiser le plan de circulation, de réaliser des parkings souterrains et aériens et de revoir les points noirs qui nécessitent une implication urgente. Le chef-lieu de wilaya doit retrouver la place qui lui échoit, être au diapason à l’image des wilayas du territoire national.
Par : Hamid Baali











