Une nouvelle condition douanière entre en vigueur à compter du 4 octobre 2026. Les exportateurs devront présenter un nouveau document auprès des services douaniers. Il s’agit du numéro de référence DED (Déclaration en détail à l’exportation) qui est désormais obligatoire pour toutes les expéditions à l’export depuis l’Algérie.
C’est Maersk Algérie qui en a fait l’annonce dans une note daté du 29 septembre 2026 et adressée aux opérateurs économiques spécialisés dans l’exportation. Une nouvelle obligation qui fait suite à l’instauration du système ALCES (Algerian Customs Electronic System), qui est le nouveau système d’information numérique de la Direction Générale des Douanes.
En pratique, tout «connaissement» (BL), document clé dans le transport maritime de marchandises, doit être ouvert à une référence DED. Il doit être fourni par l’exportateur ou son déclarant après l’enregistrement de la déclaration en douane.
Cette contrainte est cruciale notamment pour les acteurs économiques exportateurs à partir de l’Algérie. Une référence manquante ou erronée peut avoir un impact direct sur le transport de la marchandise, a précisé Maersk Algérie.
Si le numéro de référence DED n’est pas mentionné dans la description du fret, selon Maersk, le connaissement original ne sera pas imprimé ni émis. Pour les expéditions concernées par une «Lettre de Transport Maritime» (Sea Waybill), le document de transport maritime ne sera pas libéré à destination. La procédure peut aussi être retardée en raison d’une mauvaise déclaration du manifeste d’exportation et d’une demande de correction ou retrait du manifeste, explique l’entreprise.
Toute amende de douane ou pénalité ou dépense encourue comme résultat de ce retard sera aux frais de l’exportateur, précise Maersk Algérie.
Les exportateurs sont donc obligés d’examiner soigneusement leurs documents avant de soumettre leurs ordres d’expédition. Le numéro de référence DED doit être introduit dans la section « description des marchandises » avec précision afin de prévenir tout blocage dans la bonne émission des documents de transport. Pour les entreprises algériennes, l’enjeu majeur consistera à devoir garantir l’accessibilité, l’exactitude et la transmission de la référence DED dans les délais requis à compter du 4 octobre prochain.
Et si les autorités multiplient les verrous pour ce qui est des exportations aussi, c’est probablement pour faire barrage à la «sous-facturation», un phénomène dénoncé même par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au mois de mai dernier.
Par : Elyas Abdelbaki











