L’expert financier Idir Saci alerte sur la nécessité de corriger les dysfonctionnements observés durant la phase de transition numérique et d’assouplir les procédures régissant le Programme prévisionnel d’importation (PPI) ainsi que l’accès des PME au crédit bancaire, en vue de garantir l’efficacité économique et d’alléger les charges pesant sur les entreprises.
Intervenant sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, M. Saci a insisté, lundi, sur la gestion rigoureuse des périodes de transition entre la gestion papier et la numérisation. Tout en saluant les progrès engagés dans la digitalisation des services administratifs, il a préconisé le maintien transitoire des procédures traditionnelles jusqu’à l’opérationnalité effective des nouvelles plateformes numériques.
Abordant le volet réglementaire, l’intervenant a soulevé la question de la conformité des textes d’application avec les lois-cadres, citant notamment le régime de l’admission temporaire. Il a, à ce propos, rappelé la nécessité de garantir une stabilité juridique conforme aux directives des hautes autorités du pays afin de donner une meilleure visibilité aux investisseurs.
Concernant le Programme prévisionnel d’importation (PPI), l’expert a proposé d’allonger sa durée d’application de six mois à une année, expliquant que la rigidité du calendrier semestriel actuel engendre des tensions sur le marché international et renchérit les coûts d’approvisionnement en matières premières.
Un scoring dématérialisé
Il a également plaidé pour la mise en place de seuils financiers adaptés et de procédures d’urgence permettant aux industriels d’acquérir rapidement des pièces de rechange essentielles au maintien de l’appareil productif.
Sur le plan financier et monétaire, Idir Saci a estimé que le contrôle des changes et l’arbitrage de la balance commerciale devaient relever prioritairement des autorités financières à travers une loi-cadre globale, tout en instaurant des canaux de communication directs, tels que des numéros verts, avec les opérateurs économiques.
Il a, aussi, a mis l’accent sur le rôle primordial des PME-PMI, qualifiées de « courroie de transmission » de la croissance économique, tout en préconisant la modernisation du système de crédit bancaire par l’introduction d’un scoring dématérialisé. Mais également un strict respect des délais d’octroi de financement, la réactivation des fonds d’investissement de wilaya et un ciblage plus stratégique des interventions du Fonds national d’investissement (FNI).
Par : Akram Ouadah











