L’Algérie a suspendu ses exportations d’urée vers la France, privant brutalement l’Hexagone de près de 30 % de ses approvisionnements en engrais azotés sur fond de tensions diplomatiques.
Le marché mondial des intrants agricoles enregistre des ajustements logistiques et commerciaux majeurs suite aux nouvelles orientations d’exportation des producteurs algériens d’urée.
Selon plusieurs sources concordantes du secteur maritime et commercial, relayées par l »’agence Reuters, les flux d’exportation d’urée algérienne à destination du marché français connaissent une suspension effective, redéfinissant les équilibres d’approvisionnement européens. L’urée, engrais azoté hautement stratégique dérivé du gaz naturel, constitue un composant essentiel pour le rendement des grandes cultures céréalières. Les livraisons en provenance d’Algérie assuraient jusqu’ici près de 30 % des approvisionnements de la France dans cette catégorie d’intrants. Cette évolution intervient dans un contexte de réorientations stratégiques de l’économie nationale, axées sur la diversification des partenaires commerciaux et la préservation de la souveraineté économique.
La mesure fait suite, selon les memes sources, à un réajustement progressif des échanges bilatéraux observé depuis plusieurs mois. Pour le secteur agricole en France, très dépendant des fertilisants algériens, cette interruption d’approvisionnement suscite de vives inquiétudes chez les acteurs de la filière, confrontés à la recherche de sources d’approvisionnement alternatives dans un marché international sous tension. Rappelons que l’Algérie, portée par le développement de ses complexes pétrochimiques majeurs – notamment dans la zone industrielle d’Arzew –, demeure un acteur clé du marché mondial des engrais et des produits dérivés du gaz naturel.
Par : Akram Ouadah









