L’Université Frères Mentouri Constantine 1 s’est classée à la huitième place au niveau national en nombre de projets innovants retenus lors de la deuxième édition du défi national de financement des prototypes commercialisables, intitulé « Protomarket 2 ». Au total, 24 projets issus de l’université ont été sélectionnés, selon le classement publié par la Commission nationale de coordination chargée du suivi de l’innovation, de l’entrepreneuriat universitaire et des interfaces universitaires, recensant les dix établissements les mieux classés à l’échelle nationale en nombre de projets retenus.
L’Université de Sidi Bel Abbès arrive en tête du classement avec 75 projets, suivie de l’Université d’Oum El Bouaghi avec 41 projets, puis de l’Université de Tébessa avec 35 projets et de l’Université de Tlemcen avec 32 projets. L’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene occupe la cinquième place avec 31 projets. Elle est suivie de l’Université de Laghouat, classée sixième avec 27 projets, puis de l’Université de Tizi Ouzou avec 26 projets. L’Université Frères Mentouri Constantine 1 se classe huitième, devant l’Université de Djelfa, qui compte 23 projets, et l’Université de Batna 2, avec 22 projets.
La Commission a précisé que 88 établissements universitaires ont réussi à faire retenir au moins un projet dans le cadre de ce défi. Celui-ci vise à financer des prototypes commercialisables et à accompagner les porteurs d’idées innovantes afin de les transformer en produits et en projets à valeur économique.
Cette initiative, lancée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’inscrit dans le cadre du soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat en milieu universitaire. Elle vise également à rapprocher les résultats de la recherche scientifique des besoins du marché, afin de favoriser le développement de projets susceptibles d’attirer des investissements et de donner naissance à des entreprises créatrices de richesse.
Au début de la semaine, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé que la deuxième édition du défi « Protomarket » avait enregistré 2 110 projets candidats. Parmi eux, 937 projets ont été sélectionnés par la commission chargée de leur évaluation pour bénéficier d’un financement. Une enveloppe globale de 118,8 milliards de centimes leur a été consacrée, soit une moyenne de 127 millions de centimes par projet.
Le défi « Protomarket » permet aux lauréats d’obtenir un financement destiné à transformer les prototypes en produits finaux commercialisables. Ils bénéficient également d’un accompagnement spécialisé, d’un encadrement individualisé ainsi que d’opportunités de mise en réseau avec les acteurs de l’écosystème entrepreneurial, en plus d’un suivi et d’un accompagnement continus.
Les projets sélectionnés se répartissent entre 333 projets issus des universités de l’Est, 317 des universités du Centre et 287 des universités de l’Ouest.
Le ministère de l’Enseignement supérieur a souligné que les applications numériques et les prototypes fondés sur des solutions d’intelligence artificielle figurent parmi les principales catégories de projets retenus.
Les projets sélectionnés couvrent huit domaines, avec en tête les applications et plateformes numériques, qui totalisent 314 projets, suivies des applications et plateformes reposant sur l’intelligence artificielle, avec 171 projets. Viennent ensuite les équipements et dispositifs électroniques, avec 146 projets, tandis que les solutions connectées et l’Internet des objets représentent 136 projets.
Les autres projets retenus concernent notamment les produits biologiques et alimentaires, les matériaux et la chimie, les produits manufacturés, les produits pharmaceutiques, cosmétiques et de santé, ainsi que les services et la formation.
Au total, 98 établissements universitaires ont bénéficié de ce programme, sur les 117 incubateurs universitaires ciblés.
Par : A.A










