Taouafchia Laabidi a mis fin à sa grève de la faim après avoir été reçu par le directeur de la santé et de la population de la wilaya, Kamel Chafaï, en présence du directeur général du CHU Ibn Rochd. Au cœur de cette affaire, qui a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, la reconnaissance de son parcours au sein de l’établissement hospitalier et les démarches possibles pour régulariser sa situation professionnelle.
Dans sa réclamation, Laabidi expliquait avoir exercé au CHU Ibn Rochd depuis 2006, notamment dans le domaine de la sécurité et au niveau des urgences. Il disait disposer de plusieurs documents relatifs à ses activités, dont une convention de bénévolat antérieure à la pandémie de Covid-19. Il demandait que son dossier soit examiné afin de clarifier son statut, les périodes d’activité susceptibles d’être reconnues et sa situation au regard de la Sécurité sociale.
La rencontre avec les responsables sanitaires a toutefois apporté une précision déterminante. Selon le directeur de la santé, Laabidi n’a jamais été recruté comme agent du CHU Ibn Rochd. Il y serait intervenu en qualité de bénévole, après avoir été transféré d’un établissement privé.
Pour la suite, les responsables envisagent de prendre contact avec cet établissement afin d’étudier la possibilité de l’y réintégrer. Cette démarche pourrait lui permettre de reprendre une activité professionnelle, tandis qu’un éventuel recrutement au CHU resterait soumis aux concours ouverts aux candidats.
La fin de la grève de la faim marque ainsi une étape dans ce dossier, sans pour autant signifier que sa situation est définitivement réglée. La réintégration envisagée reste à concrétiser et les questions relatives aux périodes d’activité et aux droits sociaux devront être examinées à partir des documents disponibles.
Par : J.Seghir










