Le secrétaire générale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Amar Takdjout, a usé de tout son poids pour désamorcer une crise qui s’est installée ces derniers jours, entre, au départ, la Fédération nationale des travailleurs de la Sécurité sociale (FNTSS), d’un côté, et l’Union de Wilaya de Béjaïa, de l’autre, et qui a atteint, par la suite, plusieurs autres structures de la Centrale.
Ainsi, le premier responsable de l’UGTA a « invité », jeudi, les deux parties à une réunion de concertation s’est tenue au siège central à Alger et qui a rassemblé le secrétaire général de la FNTSS et celui de l’Union de wilaya de Béjaïa. Une réunion consacrée à « examiner les divergences d’ordre organisationnel et à dissiper les tensions nées d’incompréhensions mutuelles entre l’instance fédérale et la structure wilayale ».
Ce « différend », qui a opposé directement la fédération nationale à l’union de wilaya de Béjaïa, avait suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. L’affaire a pris une ampleur particulière après des interprétations divergentes de décisions administratives et syndicales. Les propos des uns ont été qualifiés offensants par les autres, mais dans le fond c’est l’éternel de la légitimité des uns par rapport à d’autres, entre Fédérations et Union de wilaya, qui est toujours d’actualité. Chaque partie recevait, donc, de nombreux messages de soutien de la part de militants ou de sections, créant deux camps distincts et polarisant la controverse autour de la légitimité des prérogatives de l’union locale face au bureau national. .
Ainsi, devant l’ampleur prise par la polémique et pour préserver l’unité de l’organisation, le secrétaire général de la Centrale syndicale est intervenu afin d’apaiser les tensions et de rappeler les règles essentielles du travail syndical. Amar Takdjout a notamment appelé à une interprétation commune des textes, en particulier de la loi 23-02 relative à l’exercice du droit syndical. Il a également souligné que « la pratique syndicale doit s’affranchir des postures personnelles ou de groupes pour privilégier la concertation et le dialogue », comme indiqué dans un communiqué de la FNTSS. Une meilleure coordination entre les unions de wilaya et les fédérations, à l’échelle nationale comme locale, est indispensable, selon lui, pour « servir l’intérêt général et préserver le poids historique de l’UGTA ».
À la suite de cette intervention, la FNTSS a publié un communiqué dans lequel elle a salué « les efforts de la direction nationale pour régler les désaccords par le dialogue » et réaffirme son « attachement au respect entre les différentes composantes syndicales ». Elle indique qu’aucune atteinte à la dignité des structures ne saurait être acceptée, tout en rappelant que les divergences d’opinion ne menacent pas l’unité d’action lorsque les objectifs sont partagés.
Par : Elyas Abdelbaki









