Par : M.L
A la veille de l’ouverture officielle de la saison estivale à Annaba, les autorités locales ont annoncé que 6 plages de la wilaya étaient interdites à la baignade. Il s’agit des plages d’Oued El Gab, Ain Barbar, Seybouse, Oued Errihana, Sidi Salem et Sidi Akkacha.
N’étant pas gardées, ces plages sont donc interdites pour les baigneurs en raison de leur dangerosité. Seulement, la réalité est tout autre à Annaba où ce sont justement ces plages, qui attirent chaque année des centaines de campeurs et de passionnée de nature, venus des quatre coins du pays pour profiter de la quiétude qu’offrent ces sites isolés.
Evidemment, les causes d’interdiction varient selon les plages. Etant polluées par les rejets des usines voisines, les plages de Seybouse et de Sidi Salem sont initialement boudées par les baigneurs. Les autres plages sont quant à elle interdites pour des raisons naturelles. Leur caractère brut en fait des sites dangereux pour les personnes non expérimentées et les accidents sont nombreux. La difficulté d’accès à ces sites pour des interventions de sauvetage est également un paramètre d’interdiction considérable.
Les autorités locales sont, quant à elles, bien conscientes de la multitude d’activités proposées chaque année sur ces sites interdits. Toute une économie locale repose sur les programmes proposés au niveau de ces plages « interdites ».
On retrouve des campeurs lambda arrivés sur ces plages par des barques ou des 4×4 de location. Des plaisanciers qui s’arrêtent volontiers en bateau sur ces plages sauvages. Même les randonneurs n’hésitent pas à escalader les montagnes pour atteindre des sites encore à l’état naturel où il n’y a pas foule.
De cette situation il ressort deux questions principales :
N’est-il pas temps de démocratiser ces activités clandestines, voire d’en tirer profit pour la wilaya ?
Cette situation officieuse, n’est-elle pas un bon filon à exploiter pour l’expansion touristique à Annaba ? La reconnaissance de ce secteur d’activité et son encadrement ne nécessitent pas un gros investissement et donnent lieu à une nouvelle définition des rares activités proposées en été.






