Les conditions d’obtention du titre de séjour étudiant en France se durcissent. Selon le décret n° 2026-526, publié au Journal Officiel français le 22 juin 2026, les ressortissants de pays tiers (incluant les étudiants algériens) devront désormais prouver qu’ils disposent de ressources financières plus importantes pour pouvoir étudier sur le territoire.
Le nouveau montant est fixé à 47 % du SMIC brut, ce qui équivaut à 870 € par mois. Une hausse financière étouffante qui s’ajoute à la flambée des frais d’inscription universitaires prévue pour la rentrée prochaine. Le parcours pour poursuivre ses études en France devient ainsi un privilège de plus en plus coûteux. Les candidats à l’expatriation universitaire, notamment les étudiants algériens, vont devoir revoir leur budget à la hausse sous peine de se voir refuser leur visa ou leur titre de séjour étudiant.
Ce changement majeur entrera en vigueur dès le 1er août 2026. Alors qu’avant le décret, il fallait justifier de 615 € par mois. Pour justifier ce coup de vis fiscal, Paris rappelle que les étudiants étrangers ont le droit de travailler à côté de leurs études à hauteur de 60 % de la durée annuelle du travail. À noter que ce seuil de référence sera désormais réévalué chaque année par arrêté et indexé sur l’inflation. Cette augmentation du coût de la vie étudiante s’accompagne d’une autre mesure choc annoncée en avril dernier par le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste.
Il s’agit de la hausse massive des droits d’inscription pour les étudiants extracommunautaires dont les algériens. En somme, entre la caution financière mensuelle bloquée et les frais de scolarité à l’université, la facture globale s’annonce extrêmement lourde pour les familles algériennes, rendant le rêve des études en France de moins en moins accessible.
Par : Akram Ouadah






