Le premier Congrès national des pharmaciens, organisé mercredi dernier au niveau de la faculté de médecine d’El Bouni, sous le thème “Information sur l’exercice réglementaire du pharmacien”, a offert une précieuse lanterne sur l’état actuel et les perspectives de la profession pharmaceutique en Algérie.
Réunissant des représentants du Syndicat National des Pharmaciens d’officines, du Département de Toxicologie du Centre Hospitalo-Universitaire, du Département de Pharmacie de l’Université Badji Mokhtar, cet événement a marqué un jalon significatif dans la régulation et le développement de la pratique pharmaceutique dans le pays.
Au cœur des débats, la récente loi 05/23 relative aux substances psychoactives a suscité un vif enthousiasme parmi les pharmaciens présents. Applaudissant cette législation, le Syndicat des pharmaciens a souligné son rôle crucial dans la prévention de l’abus de drogues et de substances psychoactives, ainsi que dans la protection des professionnels de la pharmacie, en établissant un cadre légal clair pour leur exercice.
Le congrès a, également, été l’occasion pour le Syndicat des pharmaciens de rappeler plusieurs recommandations spécifiques formulées pour la loi, notamment la mise en place d’une classification nationale des médicaments et l’élaboration d’un index juridique numérique. Ces propositions visent à renforcer davantage le cadre réglementaire entourant la profession pharmaceutique en Algérie.
M.Messaoud Belamri, membre du Conseil National chargé de la Communication du Syndicat national des pharmaciens d’officines, a souligné que cette loi représente un nouveau départ pour la profession pharmaceutique en Algérie, offrant des perspectives positives malgré les défis rencontrés. Il a, notamment, mis en lumière l’importance de la classification locale des médicaments et les améliorations apportées au programme “Chifa2”, démontrant ainsi la volonté d’innovation et de modernisation du secteur.
Par ailleurs, la collaboration entre les pharmaciens et la Caisse Nationale des Assurances Sociales des Travailleurs Salariés (CNAS) a été mise en avant comme un exemple de partenariat fructueux. Abdelghani Ould Ameur, directeur de l’agence CNAS à Annaba, a souligné l’engagement des pharmaciens à respecter les prescriptions médicales, garantissant ainsi la distribution efficace des médicaments aux bénéficiaires. Cette coopération témoigne de l’importance de sensibiliser tous les acteurs impliqués aux normes légales et éthiques régissant la pratique pharmaceutique.
Pour conclure, la collaboration entre les pharmaciens, les autorités sanitaires et les institutions médicales s’avère être un catalyseur essentiel pour promouvoir une pratique pharmaceutique éthique et innovante.
À mesure que le paysage de la santé évolue, cette réunion a démontré que la profession pharmaceutique en Algérie est prête à relever les défis du présent et à façonner un avenir plus sûr et plus sain pour tous.
Par : Mahdi AMA












