Par : Amar Ait Bara
La plupart des familles de ces cités s’approvisionnent à partir des camions citernes d’eau de source Bouglez et d’autres sources, une eau de qualité douteuse qui coûte cher et qui ne fait l’objet d’aucune analyse. Les défaillances dans l’alimentation en eau potable pour les habitants de la cité des 600 logements, ainsi que la cité de police des 90 logements prennent des proportions alarmantes. A signaler que d’autres cités, non loin, sont toujours alimentées par une eau de mauvaises qualité, avec un arrière-goût désagréable et une couleur jaunâtre, ainsi qu’un taux de calcaire élevé. Aujourd’hui, rares sont les familles qui consomment cette eau qui alimente également certains autres quartiers dont la cité des Orangers ou encore la cité Joannola. Les responsables de la gestion de cette eau à l’échelle locale semblent impuissants devant ce problème ainsi que devant les nombreuses fuites d’eau relevées dans les différents réseaux d’AEP. Pourtant, ils n’ont pas cessé d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur cette situation. Alors que ce problème a d’ailleurs été soulevé à la faveur de nombreuses réunions des habitants avec les élus municipaux, en vain. Face à cette situation qui perdure, la plupart des habitants s’approvisionnent à partir des camions citernes pour la lessive et consomment de l’eau minérale par peur de chopper des microbes, et cela fait saigner les petites bourses. Selon des habitants de ce quartier, du côté de l’entreprise en charge de gestion des eaux, il a été confirmé que cette eau répond bel et bien aux normes de consommation. Par la force des choses, cet état de fait a contribué à la naissance de ce nouveau commerce illicite mais ô combien rentable, celui de la vente de l’eau potable qui existe déjà depuis des décennies dans les quartiers où les robinets sont à sec.
Nous apprenons également que les habitants de la cité des martyrs de la Plaine Ouest sont sans eau depuis 5 jours déjà et ces derniers, mécontents, comptent bloquer la route pour se faire entendre. Le marasme a atteint son paroxysme et ces riverains interpellent les pouvoirs publics pour mettre un terme à leurs souffrances qui n’ont que trop duré.








