Le tribunal de Dar El Beida (Alger) a décidé, hier, de poursuivre ses délibérations concernant le jugement des personnes impliquées dans l’affaire de la chute d’un bus dans l’Oued El Harrach, qui avait fait 18 morts et 23 blessés, jusqu’au 29 mars prochain.
Le procès s’est tenu le 8 mars dernier. Le parquet a requis quatre ans de prison ferme pour les quatre accusés, assortie d’une amende de 200.000 DA. Il a également requis la suspension du permis de conduire du propriétaire du bus et du chauffeur.
Pour rappel, l’accident est survenu le 15 août 2025 sur le pont d’El Harrach. Le parquet près le tribunal de Dar El Beïda avait immédiatement ouvert une enquête préliminaire pour établir les responsabilités.
Le 19 août, quatre personnes ont été placées sous mandat de dépôt. Il s’agit, selon le procureur de la République près le même tribunal, du propriétaire du bus H. Rafik, du chauffeur D. Hamza, du receveur H. Noureddine et du contrôleur technique B. Djalal, l’employé qui a établi le procès-verbal de contrôle technique «en violation des lois en vigueur», comme souligné par le parquet.
Entre autres «graves irrégularités», soulignées, selon les informations fournies par le procureur, la vitesse «excessive» avec laquelle roulait le bus au moment de l’accident et une défaillance du système de direction. L’enquête a donc révélé «un entretien manifestement insuffisant, ainsi que des défaillances dans le système de freinage, le frein à main étant complètement désactivé». Tout ceci alors que «le rapport du contrôle technique ne signalait aucun défaut», a mentionné aussi le représentant du parquet.
Un accident qui, d’ailleurs, a poussé les autorités à prendre des décisions importantes allant dans le sens du renouvellement du parc automobile du transport public.
Le Gouvernement a pris donc la décision d’importer en grandes quantités et dans l’immédiat de pneus et de bus neufs. Des premiers lots sont déjà arrivés aux ports algériens.
Par ailleurs, un nouveau code de la route a été adopté, contenant de nouvelles mesures plus dissuasives.
Par : Elyas Abdelbaki











