Par : A.Ighil
Alors que les tramways d’Alger, d’Oran, de Constantine et même Ouargla sont opérationnels depuis plusieurs années, celui d’Annaba est à l’abandon. Un projet structurant de cette envergure a fait réagir une grande partie de la population pour sa relance. Un projet qui devait être lancé en 2014 mais qui a buté sur d’étranges divergences de vues sur son tracé. À l’époque des voix se sont élevées contre son passage sur le Cours de la Révolution qui pour certains, est un lieu considéré comme une « vitrine » de la ville. Alors qu’aujourd’hui, ce lieu jadis emblématique, ne fait plus sa fierté vu que l’endroit connaît une dégradation et une clochardisation extrêmes par la faute du laxisme et de la mauvaise gestion urbaine des autorités locales. Cette situation a fait réagir un ministre des transports en 2015, aujourd’hui en détention, « vous avez refusé que le tramway passe par le Cours de la Révolution » alors que sous d’autres cieux, ce moyen de transport en commun urbain et suburbain traverse les quartiers historiques de certaines grandes villes.
Le lancement des travaux du tramway d’Annaba était programmé à la même période que ceux des villes de Constantine et d’Oran qui sont en service depuis de nombreuses années alors que celui d’Annaba a été mis aux oubliettes. Rappelons que l’entreprise du métro d’Alger, maître de l’ouvrage avait lancé un avis d’appel d’offres national et international pour la réalisation de 21,8 km de voies dont une première ligne qui devait compter 35 stations. Une ligne qui devait partir de la cité Oued Kouba à la gare SNTF en passant par la Ménadia puis le siège de la wilaya. Une correspondance est ensuite prévue pour la seconde ligne qui devait rallier vers l’Ouest la cité Boukhadra pour arriver au pôle universitaire d’El Bouni. Ainsi, la concrétisation de ce moyen de transport moderne digne d’une ville comme Annaba en pleine extension dont la population souffre le martyr du manque de moyens de transports avec un parc d’une grande vétusté, mérite une attention particulière des pouvoirs publics.. Il est grand temps que ceux-ci remettent au goût du jour ce projet très attendu qui apportera un certain standing à une ville qui a longtemps enduré une certaine marginalisation de la part des autorités tant au niveau local que central.








