Par : Chaffai Chawki
La gestion de l’eau potable à Ain Beida a toujours intrigué les responsables locaux car d’anciennes cités sont privées d’eau depuis 10 jours. Ces derniers temps, les locataires du centre-ville, la cité Murienne et bien d’autres situées à la périphérie ont vraiment soif alors que l’on enregistre une déperdition incroyable de ce liquide vital au niveau du lycée Asma (route d’Annaba) et en face du centre de formation professionnelle sur la route de la Meskiana. Des quantités incommensurables aboutissent dans des égouts ou dans des champs alors qu’il fallait juguler cette hémorragie le jour même. L’ADE de la capitale des Haracta a été saisie, à plusieurs reprises par des citoyens afin d’arrêter ce massacre mais hélas sans aucun écho de la part de cette institution commerciale de l’état. Certains habitants de ces carrés sinistrés de la ville sont alimentés à partir de citernes dont le coût varie entre 800 et 900 da, d’autres parcourent des kilomètres pour s’approvisionner en eau à partir des puits et des sources séculaires appartenant à des particuliers. “Les fuites d’eau sont un casse tète chinois, il est temps de rénover le réseau d’AEP en acier dans les quartiers datant de l’époque coloniale ” nous confie un habitant du boulevard de l’Ouest. Un groupe de retraités ajoute :”la gestion de l’eau dans cette grande commune est catastrophique puisque depuis la nuit des temps, on vit le même problème, on est alimenté un jour sur cinq alors que le barrage d’Ourkis (commune de Ain Fakroune ) est toujours plein en hiver comme en été” .
Devant cette situation alarmante, seuls les colporteurs profitent de ces coupures d’eau pour imposer leur dictat aux pauvres salariés. Et dans un moment de colère, un père de famille intervient pour nous dire que l’ADE de cette daira ne communique même pas et que sa cellule de communication est loin de prévenir les habitants à temps sur une quelconque coupure. La direction de l’hydraulique et celle de l’ADE doivent inscrire une opération de réhabilitation du réseau d’Aep dans un futur proche pour éviter la soif à toute une population.






