Il semblerait que c’est une maffia qui agit pour spéculer sur le sachet de lait subventionné par l’Etat et dont le pauvre citoyen en fait les frais. En effet, le prix de ce produit augmente à chaque étape de sa distribution pour atteindre 30 dinars au lieu de 25 da, son prix officiel. Le lait de 25 dinars n’atterrit jamais à Annaba en prenant d’autres destinations, car il a disparu des étalages des crèmeries de la ville.
Au niveau de certains points de vente des sachets de lait à 25 dinars, dont ceux de Didouche Mourad ou de la cité du 13 mai, ce produit est de plus en plus rare. Alors que, dans d’autres quartiers, il est disponible à volonté malgré sa mauvaise qualité parce qu’il est subventionné et prisé par les pères de familles qui ne peuvent pas se permettre le lait en pack à 100 dinars l’unité. Dans d’autres crèmeries, c’est la vente concomitante pourtant interdite qui est exercée et, pour 4 sachets de lait, on vous force la main pour acheter n’importe quoi, même une boite de sardine.
Habituellement, les crèmeries fourguent le petit lait « L’ben » ou « Charbat », dont le goût est infecte et la qualité douteuse et tout cela pour 3 sachets de lait. Parfois, les commerçants de lait vous vendent même le sachet en plastique pour 5 dinars et 3 sachets de lait vous coûtent plus de 90 dinars. Sans aucun contrôle, tous les commerçants spécialisés dans la vente de produits subventionnés spéculent en vendant le sachet parfois à 30 dinars et même plus. Le produit n’arrive jamais à destination sans avoir été augmenté même de quelques dinars et atterrit chez le pauvre avec une augmentation conséquente.
Ce commerce doit être balisé et structuré convenablement et l’usine de production de ce lait insipide et inodore doit multiplier la production de ce produit nécessaire dépourvu de matière grasse. Devant ce problème de rareté et de spéculation, l’Etat doit agir en stoppant l’hémorragie, car le pauvre citoyen est à chaque fois le seul et unique perdant en faisant les frais des comportements des commerçants malhonnêtes. Pourtant, de nombreux cadres gestionnaires et responsables de la laiterie Edough ont été arrêtés et jugés pour des faits de mauvaise gestion, vols, arnaques…etc, et purgent actuellement de lourdes peines de prison.
Au niveau de certains endroits tels que la nouvelle ville Benaouda Benmostepha, ce produit nourricier est disponible à volonté, mais le prix est de 30 dinars le sachet, tout en vous fourguant un sachet de lait de vache non écrémé infecte à 60 dinars. Le ministère du Commerce avait interdit dernièrement l’importation des produits finis, alors que le massacre continue et l’assainissement du secteur du Commerce est plus que nécessaire. Le pauvre citoyen est humilié, il fait la chaine tous les jours que Dieu fait pour acheter un sachet de lait de 25 dinars.
Par : Amar Ait Bara












