L’Algérie recense désormais 353 projets d’investissements étrangers enregistrés, dont la majorité sont déjà dans une phase avancée de réalisation, ce qui illustre la confiance grandissante des investisseurs internationaux dans le climat d’affaires et les réformes économiques menées dans le pays.
C’est ce qu’a annoncé, hier, à Alger, le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache.
Lors de la conférence économique organisée en marge de la 57e foire internationale d’Alger (FIA), celui-ci a expliqué cette dynamique par les efforts consentis par l’Etat en matière de création d’un climat d’affaires sécurisé basé sur la confiance, la transparence, la stabilité juridique et une meilleure visibilité à long terme pour les investisseurs.
Il a affirmé que l’Algérie a aujourd’hui «les moyens nécessaires pour attirer de grands projets». Il a notamment souligné que d’importants réseaux d’infrastructures avaient été réalisés ces dernières années : 36 aéroports, 45 ports, dont 20 commerciaux, un vaste réseau ferroviaire, en plus des lignes importantes, de l’Ouest et de l’Est, en cours de réalisation, ainsi qu’un réseau routier moderne qui relie les différentes régions du pays aux principaux pôles de production et d’exportation.
Omar Rekkache a mis également en avant les trois corridors stratégiques qui lient l’Algérie au reste du continent africain et ouvrent de nouvelles possibilités d’accès aux marchés africains, ainsi que les investissements dans le domaine des télécommunications et des nouvelles technologies. Ces infrastructures contribuent à la facilitation de l’importation des matières premières et les exportations des produits et au bon fonctionnement de la logistique, ce qui est un facteur très important pour des opérateurs économiques.
Le directeur général de l’AAPI a par ailleurs fait savoir qu’un travail de concertation est effectué en ce moment avec le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et le secteur de la formation professionnelle, pour rapprocher les compétences des besoins des entreprises et accompagner les nouveaux investissements.
En ce qui concerne les secteurs prioritaires, il a fait savoir que l’Algérie favorisait les projets à forte valeur ajoutée, susceptibles de soutenir la croissance, réduire les importations et améliorer la balance des paiements. Les investissements dans la transformation des ressources minières, la sécurité alimentaire, les cultures stratégiques ainsi que dans le secteur pharmaceutique sont autant de secteurs qui devraient accueillir de nouveaux capitaux étrangers.
Par : Elyas Abdelbaki




