Nichée à une vingtaine de km à l’ouest du chef-lieu de wilaya, El Aouana, l’ancienne Cavallo, s’impose chaque été comme la perle bleue du littoral jijelien. Entre mer scintillante et montagnes verdoyantes, cette station balnéaire d’exception déploie ses courbes harmonieuses le long d’une côte restée sauvage. Dès le mois de juin, la ruée des estivants commence. Familles, jeunes et voyageurs en quête d’authenticité affluent des quatre coins du pays pour investir ce coin de paradis, réputé pour sa beauté intacte, son sable fin et son air marin vivifiant.
Sur place, l’effervescence estivale s’installe rapidement. Les structures d’hébergement affichent complet, les artères de la ville s’animent et le littoral se pare de parasols multicolores. Malgré cette forte affluence, la localité parvient à préserver une ambiance paisible et chaleureuse, portée par l’hospitalité légendaire de ses habitants. La grande bleue, d’une limpidité cristalline, dévoile ses fonds marins aux baigneurs à travers des nuances de bleu variant au gré des heures. Les criques cachées et les falaises sculptées par le temps ajoutent une touche de mystère à ce tableau naturel, idéal pour la plongée en masque et tuba.
Le quotidien estival à El Aouana est empreint d’une joyeuse simplicité. Tandis que les pêcheurs artisanaux reprennent la mer au petit matin, croisant les premiers nageurs, la plage se remplit au fil des heures. Les enfants s’en donnent à cœur joie dans les vagues, les vendeurs ambulants proposent beignets et figues fraîches, alors que les effluves de sardines grillées commencent à embaumer l’air. L’ambiance est festive mais respectueuse, ancrée dans des traditions familiales bien vivantes. Ici, le tourisme rime encore avec nature : l’absence de constructions massives préserve le contraste saisissant entre le vert intense des pins d’Alep et l’azur de la Méditerranée.
Chaque été, El Aouana se transforme ainsi en un véritable carrefour socioculturel où se croisent les plaques d’immatriculation de nombreuses wilayas, de Constantine à Sétif, en passant par Batna, Alger et même Ouargla. Cette diversité linguistique et régionale enrichit l’atmosphère conviviale du site. Pour encadrer ce ballet estival, la commune déploie un dispositif rigoureux.
Des agents de nettoyage veillent quotidiennement à la salubrité des lieux, les maîtres-nageurs de la Protection civile sécurisent les zones de baignade, et des parkings sont aménagés pour fluidifier le trafic. Cet équilibre subtil entre gestion locale et préservation naturelle permet à El Aouana de rester une destination de choix, où l’on vient pour se ressourcer et perpétuer une longue histoire collective faite de vagues et de lumière.
Par : Amina A




