La wilaya d’Annaba, à l’instar des autres wilayas du pays, a enclenché, depuis le 5 avril dernier, la troisième phase du Système d’Information National d’Immatriculation des véhicules neufs, importés ou d’occasions. Ainsi, depuis l’instauration de l’opération de délivrance de la carte grise numérique doté d’un code QR, le service concerné connaît l’affluence des grands jours.
Des usagers rencontrés sur les lieux ont manifesté leur mécontentement devant les entraves
rencontrées. «J’ai décidé de me présenter tôt ce matin afin d’éviter la grande affluence de la journée», nous dira un citoyen, les nerfs à fleur de peau.
Des dizaines de personnes s’agglutinent au guichet du préposé, impuissant. Dans un brouhaha assourdissant, ils dénoncent les lenteurs administratives. «Cela fait une semaine que je réclame
mon document», clame une dame d’un certain âge.
Cinq antennes administratives appelés à la rescousse
Pour faire face à cette situation chaotique, le P/APC d’Annaba a diffusé, le 23 avril dernier, une note d’information à l’intention des résidents de la commune de déposer leurs dossiers, pour la délivrance de la carte grise numérique de véhicules de tous types confondus, au niveau des antennes administratives de Sidi Achour, Menadia, Elysa, Sidi Achour et Saf Saf.
Quelques jours après, nombre de citoyens ignorent, à ce jour, cette note pourtant émise par le P/APC. Nombre d’usagers sont ainsi ballotés entre le service des cartes grises et les antennes administratives. Une demoiselle, d’un ton agaçant à l’adresse de l’employée du guichet qui lui demandait de déposer son dossier au niveau de l’antenne administrative de l’Elys, dira : «Ils m’ont dit de le déposer à votre
niveau». Une grande confusion s’est donc installée qui électrise un peu plus l’atmosphère.
Annoncée comme une étape-clé pour simplifier les démarches administratives, l’opération de délivrance de la nouvelle carte grise électronique connait une situation chaotique. Dans le brouhaha de la salle, un propriétaire d’un véhicule importé, exprime sa déception de «la promesse et l’illusion d’obtenir sa carte grise dans un délai très court, constatant que la bureaucratie semble avoir de beaux jours devant elle.» À travers ces témoignages et depuis le lancement du projet, la réalité est bien loin des promesses de la fluidité numérique.
Par : A.Ighil










