L’unanimité affichée au sein des deux chambres du parlement, mercredi dernier, à l’occasion de l’adoption du projet de loi relatif à l’amendement technique de la constitution, n’est pas partagée par les formations politiques de l’opposition.
Ainsi, le Conseil politique du parti «relève avec une vive inquiétude l’accélération notable de l’adoption d’un ensemble de lois fondamentales encadrant la vie politique, notamment la loi sur les partis politiques, la loi électorale, ainsi que le prétendu amendement –technique– de la Constitution, et ce dans un délai particulièrement court, au cours d’une année caractérisée par des échéances politiques majeures».
Jil Jadid considère, à cet effet, que «cette précipitation soulève des interrogations légitimes quant aux motivations réelles et non déclarées de ces démarches, d’autant plus qu’elles se déroulent en l’absence d’un débat national inclusif et avec la mise à l’écart des véritables acteurs politiques du processus de concertation».
Le part iestime également que «la reconfiguration du cadre juridique régissant la vie politique dans un moment aussi sensible, et selon une approche unilatérale, compromet le principe d’égalité des chances, fragilise la crédibilité des prochaines échéances et consacre une logique de régulation administrative au détriment d’une compétition démocratique libre».
D’une manière générale, le Conseil politique de Jil Jadid exprime «sa profonde préoccupation face à un climat politique marqué par un silence préoccupant et un rétrécissement manifeste de l’espace public, dans un contexte de recul du débat politique libre et de restriction des espaces d’expression».
‘’Lourdes contradictions’’
Une «léthargie politique» qui «ne saurait être dissociée de l’absence de volonté réelle d’ouvrir le champ à un pluralisme effectif, transformant ainsi la vie politique en une façade formelle, au lieu d’en faire un espace dynamique de compétition démocratique et de confrontation des projets».
Néanmoins, malgré «un climat politique contraint et des conditionnalités politico-juridiques largement défavorables à une compétition équitable», le parti réaffirme sa décision de participer aux prochaines échéances électorales.
Une participation qui, rappelle-t-il, «ne saurait être interprétée comme une caution au statu quo, mais bien comme un acte politique assumé, visant à porter la voix du changement, à défendre les aspirations légitimes des citoyens et à investir tous les espaces possibles de lutte démocratique».
Jil Jadid considère que «la présence active sur le terrain électoral demeure un levier essentiel pour résister aux dérives, dénoncer les déséquilibres et œuvrer, de l’intérieur, à l’émergence d’un véritable État de droit».
Il souligne en dernier lieu que «la réforme véritable ne peut être ni superficielle ni circonstancielle, mais doit procéder d’une volonté politique sincère, capable de restaurer la confiance entre les citoyens et leurs institutions et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux générations futures».
Par : Elyas Abdelbaki











