À l’approche de l’Aïd, une réalité s’impose à travers tout le pays : derrière l’élan de solidarité observé durant le mois de Ramadhan, ce sont des milliers de bénévoles qui ont été à la manœuvre, incarnant au quotidien les valeurs d’entraide.
Mobilisés aux côtés des institutions publiques, notamment les ministères de l’Intérieur, des Collectivités locales, des Transports et de la Solidarité, ainsi que du Croissant-Rouge algérien, ils ont constitué le cœur du dispositif. À lui seul, le Croissant-Rouge algérien a déployé 624 restaurants à travers le territoire, où près de 100 000 repas ont été servis chaque jour. Une organisation rendue possible grâce à l’engagement de plus de 14 000 bénévoles à l’échelle nationale.
Parmi eux, une majorité de jeunes, souvent étudiants, mais aussi des actifs et des retraités. Tous se retrouvent autour d’un même objectif : se rendre utiles et participer concrètement à un effort collectif. Dans les cuisines improvisées comme sur les points de distribution, les tâches s’enchaînent du matin jusqu’à l’heure de la rupture du jeûne. Préparation des repas, logistique, accueil, distribution : chacun trouve sa place dans une organisation bien rodée.
L’engagement de ces volontaires dépasse le simple cadre de l’aide ponctuelle. Pour beaucoup, il s’agit d’un choix personnel, motivé par des convictions profondes. Certains évoquent un devoir moral, d’autres un attachement aux valeurs religieuses ou encore le besoin de contribuer à la cohésion sociale. Cette diversité de motivations n’empêche pas une forte unité sur le terrain.
La présence des bénévoles ne s’est pas limitée aux centres urbains. Dans les gares routières, les hôpitaux, sur les routes ou dans d’autres lieux de passage, ils ont assuré une présence continue. Cette mobilisation généralisée marque une évolution notable : les actions de solidarité ne sont plus concentrées dans les chefs-lieux de wilaya, mais s’étendent désormais à l’ensemble des communes.
Les profils se croisent et se complètent. Les plus jeunes apportent énergie et disponibilité, tandis que les plus âgés partagent leur expérience et encadrent les équipes. Cette collaboration intergénérationnelle renforce l’efficacité des actions menées et crée un véritable esprit de groupe.
Pour les responsables du secteur, cet engagement massif des jeunes constitue un signal fort. Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, a d’ailleurs salué cette implication, y voyant une preuve concrète de la vitalité du tissu social et de la cohésion du peuple algérien lors des grandes occasions.
Au fil des jours, ces bénévoles ont ainsi donné une dimension humaine et tangible à la solidarité. Par leur présence constante et leur implication, ils ont rappelé que, bien au-delà des structures, ce sont avant tout des femmes et des hommes qui font vivre l’esprit du Ramadhan.
Par : A.D












