Une nouvelle affaire d’intoxication alimentaire collective dans une cité universitaire soulève des inquiétudes dans la communauté estudiantine.
Après l’affaire survenue fin février à Skikda, voilà qu’une deuxième intoxication collective est signalée dans la wilaya de Tébessa. Des dizaines d’étudiantes ont été victimes de malaises suite à un repas de rupture de jeûne.
Le bureau de wilaya du Syndicat national des étudiants algériens (UNEA) a rendu public, hier, un communiqué dans lequel il déclare suivre «avec une très grande inquiétude et colère» le recensement de cas successifs d’intoxication alimentaire parmi les étudiantes de la résidence universitaire féminine Mekahlia Brahim.
D’après le syndicat, plusieurs étudiantes ont été évacuées à l’hôpital durant la soirée, après avoir présenté des symptômes d’intoxication, peu après avoir consommé le repas de l’iftar.
Le communiqué ajoute que d’autres cas auraient été enregistrés le lendemain matin, pendant que d’autres étudiantes sont dans leurs chambres souffrant de symptômes, sans être pris en charge en milieu hospitalier.
L’UNEA considère que cette situation « grave et préoccupante» soulève des questions sur les conditions dans lesquelles les repas servis dans le restaurant universitaire sont préparés, conservés.
A cet effet, l’organisation estudiantine réclame «l’ouverture immédiate d’une enquête» et «l’intervention des services sanitaires et de contrôle pour un audit des cuisines», avec «sanctions des responsables en cas de manquement avéré». Elle demande également «une prise en charge médicale adéquate pour toutes les concernées».
Pour rappel, une intoxication collective est survenue le 22 février dernier dans la wilaya de Skikda, où 60 étudiants de la cité universitaire d’El Hadaiek avaient été pris en charge dans ce cadre. Inscrit à l’Ecole normale supérieure d’enseignement technologique d’Azzaba, les victimes ont toutes quitté l’hôpital après avoir reçu les soins nécessaires. Les autorités sanitaires avaient rapporté qu’aucun cas grave n’avait été signalé.
Ainsi, la multiplication de ces incidents en cités universitaires provoque des craintes quant aux conditions d’hygiène et de sécurité sanitaire des restaurants universitaires, surtout pendant le mois de Ramadhan.
Dans l’attente des résultats des potentielles enquêtes, les organisations étudiantes soulignent la nécessité de renforcer les contrôles sanitaires pour éviter la reproduction de ce genre d’incident dans les cités universitaires.
Par : Elyas Abdelbaki










