Depuis mars 2023, plusieurs familles n’ont pas pris possession des appartements qui leur ont été attribués dans les immeubles 17 et 18 du lotissement de 724 logements AADL. Elles refusent la remise des clés en raison de défauts de finition, de l’absence des canalisations en cuivre destinées au gaz et de faits de vol et de vandalisme constatés sur les lieux.
Les réclamations ont été adressées à l’AADL et à Gest Immo. Selon les bénéficiaires, les réserves signalées lors de la réception provisoire n’ont pas été levées et les travaux de finition n’ont pas été achevés. La société gestionnaire est tenue, disent-ils, des opérations de maintenance et des prestations de sécurité et de nettoyage qui conditionnent une livraison conforme.
Parmi les griefs les plus récurrents figurent l’absence de tuyauterie en cuivre pour le raccordement au réseau de gaz, des installations électriques incomplètes et des menuiseries mal posées. Des logements ont été forcés et pillés avant toute occupation définitive. Plusieurs familles soulignent l’impact financier et social de l’attente prolongée. Certaines restent locataires de biens précaires et voient leur budget grevé par des loyers qui s’accumulent. D’autres vivent à plusieurs dans un même logement familial, situation dite intenable pour les demandeurs prioritaires.
Ces réserves ne sont pas un cas isolé, plusieurs ensembles relevant de l’AADL présentent des finitions inachevées, des équipements manquants et des signes de dégradation régulièrement signalés par leurs occupants.
Les habitants indiquent avoir activé les recours administratifs et transmis des dossiers détaillés aux services compétents. Ils demandent une intervention rapide pour achever les finitions, réparer les dégradations et enregistrer la mainlevée des réserves qui bloque la remise des clés. Pour les bénéficiaires, la longueur du délai transforme une solution promise en nouvelle source de précarité.
La situation illustre le paradoxe d’un parc de logements livrés partiellement et non disponibles, alors que la demande sociale demeure forte. La levée effective des réserves et une feuille de route de remise en état apparaissent comme les étapes minimales pour convertir une attribution en occupation durable.
Par : Mahdi AMA









