Depuis les planches du théâtre jusqu’aux plateaux de cinéma et de télévision, Najia Laaraf s’impose comme une figure incontournable du paysage artistique algérien.
Connue du grand public pour son rôle de la mère de « Laz » dans la série « El Batha », où elle incarne une mère de famille des quartiers populaires, peinant à joindre les deux bouts mais toujours pleine d’humour, l’actrice séduit par sa capacité à mêler émotion et légèreté. Derrière ce rôle attachant se cache une carrière de plus de cinquante ans, nourrie par le théâtre, le cinéma et la télévision, et animée par une passion indéfectible pour le jeu dramatique.
Formée à l’Institut des arts de Bordj El Kifan, Najia Laaraf a fait ses premiers pas sur scène dans les années 1970, aux côtés du regretté Mustapha Kateb et du comédien Sid Ali Kouiret. Ces rencontres ont été autant de tremplins pour une carrière qui allait bientôt la conduire au cœur des productions les plus marquantes du pays. Son passage sur scène n’est jamais simplement un rôle : chaque personnage qu’elle incarne semble naître sous ses yeux, avec une authenticité qui touche profondément le spectateur.
Au cinéma, elle a traversé les genres et les époques. De « La dernière reine » (2021) de Damien Ounouri à « Parcours » (2020) de Fatma-Zahra Zamoum, en passant par « L’étoile d’Alger » (2016) ou « Histoire sans ailes » de Amar Tribeche, ses interprétations laissent une empreinte durable. À la télévision, son visage familier a accompagné les Algériens dans des séries telles que « Yemma », « Achour 10 », « Djemaï Family » ou encore « Zhar ma Kanche », où elle a su mêler émotion et humour avec une élégance rare.
Mais c’est sur les planches que Najia Laaraf trouve toujours son point d’ancrage. De « Lachik Aouicha w El Haraz » à « Kal E Chahid », en passant par « Docteur Balboa » et « El Bedla El Beida », chaque pièce révèle sa maîtrise du rythme, du geste et du regard, et confirme l’admiration que lui voue le public depuis des décennies.
Artiste complète, Najia Laaraf incarne l’engagement et la fidélité à son art. Son parcours témoigne d’une vie consacrée à l’émotion et à la transmission, et son nom restera gravé dans la mémoire du théâtre et du cinéma algériens, comme celui d’une étoile qui continue d’illuminer chaque scène qu’elle touche.
Par : Aly D









