L’Union des associations de quartiers de la wilaya d’Annaba affirme que le chantier de réaménagement du lotissement 208 logements Belaid Belkacem est à l’arrêt depuis plus de 60 jours et appelle les autorités compétentes à une intervention immédiate. Selon le collectif, les travaux sont «restés à la bordure», laissant la zone inachevée et exposant les habitants à des risques matériels et sanitaires.
Sur le fond, les revendications portent sur des défaillances concrètes et mesurables : renforcement urgent du chantier, affichage du panneau de chantier jusqu’ici absent selon l’Union, et réparation de 7 fuites d’eau potable signalées dans le périmètre du lotissement. Ces fuites, indique l’association, compromettent l’accès à une ressource essentielle et aggravent l’inconfort des riverains.
Plus préoccupant encore, l’Union attire l’attention sur l’état du mur de soutènement jouxtant plusieurs habitations. Elle signale un risque d’effondrement et craint des glissements de terrain susceptibles d’endommager des maisons. À ce titre, l’absence de suivi et de contrôle régulier des travaux par la DUAC est pointée comme un facteur aggravant. Pour les riverains, l’encadrement technique et administratif est insuffisant, ce qui retarde la détection et la correction des anomalies.
L’Union formule une demande limpide : une intervention rapide et coordonnée avant l’échéance du délai contractuel, que l’association rappelle être de 4 mois. Elle réclame, en priorité, le renforcement des protections provisoires du chantier, la pose d’un panneau d’information conforme sur le site, la mise en sécurité du mur de soutènement et la résolution des fuites hydrauliques.
Sur le plan opérationnel, ces constats appellent des mesures immédiates de sécurité (inspection du mur, colmatage des fuites) et un réexamen du calendrier d’exécution. L’Union demande, par ailleurs, la mise en place d’un dispositif de suivi transparent : visites de contrôle, procès-verbaux, communication aux riverains, pour restaurer la confiance et prévenir tout litige ultérieur.
Par : Mahdi AMA












