Le report a été annoncé, selon le vice-président du Sénat, Mourad Lahkal, suite à réunion élargie des deux chambres du parlement.
L’ouverture de la session parlementaire d’automne est reportée au-delà du 10 septembre ”en raison de la tenue de la foire commerciale internationale (IATF)” à Alger, a annoncé, hier, le Bureau élargi du Parlement . L’annonce du report de la session du Parlement, elle a été faite, faut-il-le préciser, à la suite d’une réunion supervisée par le président de la Chambre haute du Parlement, Azzouz Naseri.
Dans un communiqué, le vice-président du Sénat, Mourad Lahkal, a indiqué que la réunion en question a porté sur plusieurs points, notamment la coordination avec l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’occasion des sorties sur le terrain, ainsi que sur le projet de règlement intérieur de ladite institution.
La réunion a, également, porté sur l’échange de points de vues concernant les questions législatives, le contrôle et l’activité extérieure de l’APN. Jeudi, le député Abdelouahab Yagoubi, avait poussé un coup de gueule suite au retard constaté dans la conversation des deux chambres pour la tenue de la session automne.
Le député Yagoubi s’insurge
”À seulement deux jours ouvrés de la date constitutionnelle d’ouverture de la session parlementaire 2025–2026, nous, députés, n’avons reçu aucune convocation officielle, alors que des bruits circulent que la première séance plénière de la session serait prévue pour le 15 septembre”, a-t-il souligné. Selon M.Yagoubi, le début de la session s’organise concrètement après la convocation des députés par le président de chaque chambre (Assemblée populaire nationale ou Conseil de la nation) pour la première séance. Il ajoute : ” la réunion des députés et des membres du Conseil de la nation se tient en séance plénière.” Ceci dit, le début des travaux de le session est conditionnée par des réunions au sein des commissions, fait-il savoir.
”Qui a le droit d’enfreindre la Loi fondamentale de la République ? Notamment l’article 138 de la Constitution algérienne”, s’interroge M.Yagoubi. Et de poursuivre :” Le Parlement se réunit en une seule session ordinaire par an, d’une durée de dix mois. Elle commence le deuxième jour ouvrable du mois de septembre et se termine le dernier jour ouvrable du mois de juin. » Pour lui, fixer la première séance au 15 septembre constitue un dépassement manifeste du délai constitutionnel. Et, M.Yagoubi, n’y va pas de main morte pour dénoncer un fait accompli. Le motif de cérémonie protocolaire ”n’a aucun fondement ni constitutionnel ni juridique. C’est une violation flagrante de la Constitution”, a-t-il écrit sur sa page officielle.
Par : Akram Ouadah










