La ville traverse une vague persistante de vols de câbles et tuyauterie en cuivre, plongeant des quartiers entiers dans l’obscurité et exposant les habitants à des risques réels. Après le dernier incident survenu au niveau des «500 logements» à la cité El Abtal, Plaine Ouest, les appels à une riposte structurelle se font pressants.
Le jeudi, un acte de vol ciblant le réseau électrique à la cité El Abtal, au 500 logts, a laissé quelque 500 abonnés sans courant, contraignant la Sonelgaz à une intervention d’urgence. L’entreprise évoque une série d’incidents similaires survenus dans la même zone, à quelques jours d’intervalle, signalant une recrudescence alarmante de ces délits.
Plusieurs quartiers, citant des exemples tels qu’El Gantra, Mont-plaisant et Gassiot ont été touchés ces derniers mois. Chaque fois, les câbles sont arrachés en pleine nuit, les armoires de distribution vandalisées, et les riverains plongés dans le noir pendant plusieurs heures. Des risques de fuites de gaz sont également signalés lorsque les installations touchées comprennent des conduites en cuivre du réseau gazier.
Impacts étendus jusque dans les zones industrielles
Les effets de ces vols ne se limitent plus aux zones résidentielles. Dans la zone industrielle d’El Sarouel, à El Bouni, plusieurs entreprises rapportent des ralentissements critiques dus à la disparition de câbles, que ce soit sur les lignes électriques ou tuyaux de gaz.
Un responsable d’un site de production témoigne : «Nos lignes de montage sont à l’arrêt plusieurs heures par semaine. Chaque coupure retarde les commandes, et notre crédibilité en prend un coup.»
La Sonelgaz invite les citoyens à la vigilance via son numéro vert 3303 et alerte sur les conséquences graves de ces actes. Des interpellations ponctuelles ont eu lieu, notamment dans des cas de flagrant délit. Mais sur le terrain, les habitants constatent l’absence de mesures durables : les armoires restent accessibles, les transformateurs vulnérables, et le cuivre continue d’être une cible facile. Les tentatives de coopération entre opérateurs techniques, collectivités et services de sécurité ne semblent pas encore converger vers une stratégie claire.
Par : Mahdi AMA









