Du 10 au 13 août, le Théâtre romain de Guelma s’apprête à faire résonner ses vieilles pierres sous les vibrations contemporaines de la 13e édition du Festival culturel national de la musique actuelle. Un rendez-vous désormais incontournable qui promet, cette année encore, une programmation éclectique, festive et engagée.
Raïna Raï pour une ouverture en légende
C’est un monument du raï algérien qui donnera le ton de cette édition : le groupe mythique Raïna Raï est attendu en ouverture pour une soirée inaugurale placée sous le signe de la solidarité avec la Palestine. Le public retrouvera avec ferveur le son brut et cuivré du groupe formé à Sidi Bel Abbès, dont les titres comme Zina ou Ya Zina Diri Latay continuent de faire danser plusieurs générations. Véritables ambassadeurs d’un raï authentique, Raïna Raï insufflera une énergie toute particulière à cette première soirée, symbole d’un attachement profond à la culture et aux causes universelles.
La soirée rendra également hommage à la Palestine, avec une programmation pensée comme un geste artistique et fraternel. Un moment fort où la musique se fera écho des luttes et des espérances, dans le respect des valeurs humaines que porte le festival. Nadia Guerfi et Salim Chaoui viendront enrichir cette ouverture avec des notes patriotiques mais aussi populaires et chaouies, contribuant à faire de cette soirée un moment de communion musicale intense.
La scène locale en force pour la deuxième soirée
Le festival n’oublie pas de faire la part belle aux talents locaux. La deuxième soirée mettra en lumière des artistes de la région, à commencer par Amir Mirvana, reconnu pour sa capacité à fusionner sonorités modernes et influences traditionnelles. Yacine Tigre, fidèle à un style plus urbain, apportera une touche contemporaine tandis que Cheb Kalal, figure montante du raï jeune, promet une performance haute en couleurs. Une soirée 100 % locale mais qui s’annonce aussi palpitante que les autres.
Amine Babylone, voix de la nouvelle scène algérienne
Le point d’orgue de cette édition sera sans conteste la troisième soirée, marquée par la présence très attendue d’Amine Babylone. Auteur du tube planétaire Zina, le chanteur incarne une nouvelle génération d’artistes qui mêle pop algérienne, folk et influences méditerranéennes. Sa présence à Guelma est perçue comme un véritable événement par les jeunes festivaliers, nombreux à avoir grandi avec ses mélodies. À ses côtés, Cheb Zouhir Chaoui viendra rappeler la vitalité du genre chaoui sur la scène nationale.
Une clôture aux rythmes d’El Aïssawa
Enfin, la soirée de clôture sera confiée à Chik Kassimou, grande figure du style El Aïssawa, qui marie percussions, chants religieux et musiques festives. Très prisé dans la région, ce genre ancestral viendra refermer le festival sur une note spirituelle et percussive, en résonance parfaite avec le cadre majestueux du Théâtre romain.
Avec cette programmation riche et équilibrée entre stars nationales, artistes locaux et genres variés, la 13e édition du Festival culturel national de la musique actuelle confirme son ambition : faire de Guelma un carrefour musical majeur et un espace de rencontre entre les générations, les styles et les régions.
Par : Sabri K









