Par : Aimen Saheb
Le milieu universitaire à Skikda connait une terrible dégradation sécuritaire marquée par une vague d’agressions qui atteint les deux sexes des étudiants du 20 août 1955. Des affrontements entre gangs de drogue se déclenchent quotidiennement, profitant d’une absence absolue des forces sécuritaires et parfois, d’une complicité de certains d’entre eux, a-t-on constaté hier.
Il existe quelques dizaines de groupes de voyous qui dominent de bout en bout le milieu universitaire et imposent leur propre loi de gangsters, c’est malheureusement la triste réalité qui persiste dans ce campus ; pourtant, de nombreux agents de sécurité sont répartis sur tous les coins de l’université. La vente de la drogue et des produits psychotropes est remise au goût du jour, une grande partie des étudiants et étudiantes sont accros à la fameuse Prégabaline, les vendeurs en profitent et ramènent d’énormes quantités pour étancher la soif des jeunes addicts.
Ces instrus qui se font passer pour des étudiants s’introduisent dans le milieu universitaire et, de façon beaucoup plus inquiétante, devant la faculté des lettres et ne cessent de semer un climat de crainte, ils n’hésitent jamais à utiliser des armes blanches pour chasser leurs concurrents dans la vente des psychotropes comme dans un véritable champ de bataille, tel était le cas le soir d’avant-hier dimanche, au moment où une violente querelle s’est déclenchée entre deux groupes de revendeurs ; ces derniers se sont servis de tous les types de couteaux créant un climat de peur chez les étudiants et particulièrement chez les filles, plusieurs personnes ont été blessées.
Pour leur part, les organisations estudiantines mettent l’accent sur cette question et incitent les dirigeants de l’université à saisir les instances de sécurité afin d’intervenir pour mettre fin à ce fléau qui continue de gangréner l’université. Ces comités soutenus par la quasi majorité des étudiants accusent l’administration d’incurie et d’une négligence absolue vis-à-vis de la question sécuritaire de l’université qui ne fait que se dégrader durant ces dernières années.
D’ailleurs, certains agents de sécurité nous ont confié que l’ampleur des gangs dépasse parfois les moyens mobilisés par le rectorat pour assurer la sécurité des étudiants. Une situation délicate qui nécessite, selon les représentants des comités estudiantins, une intervention urgente de la part des autorités aux fins de remettre de l’ordre au sein du campus, comme l’avait promis Mme le wali lors de sa visite à l’université du 20 août 1955, l’année dernière.









