Par : Aimen Saheb
La question du logement et l’état de dégradation du tissu urbain continuent de faire couler beaucoup d’encre à Skikda ; plusieurs familles dénoncent avoir été exclues de l’opération de recensement qui est en effet le principal facteur dans la distribution des logements.
Ils sont si nombreux qu’on les retrouve un peu partout à Skikda, à l’ancienne ville comme à Stora, ces citoyens ne cessent d’alerter la cheffe de l’exécutif sur les dépassements qui peuvent leur coûter cher, les représentants des cités auxquels la mission de recensement a été confiée ont oublié, ou pour dire les choses comme elles sont, ont volontairement exclu les occupants de quelques bâtisses lors de cette opération organisée sur tout le territoire national. Pourtant, ces bâtisses demeurent inhabitables et menacent de s’effondre à tout moment, comme l’ont déjà indiqué les rapports du CTC.
D’après les personnes et les pères de familles victimes de cet abus, des personnes qui occupent des appartements beaucoup plus sûrs ont été inscrits sur les listes des bénéficiaires, tandis que les citoyens sinistrés par les précédents effondrements, et qui méritent plus que personne d’être relogés en urgence, ont été complètement écartés.
C’est par exemple le cas des occupants de quelques bâtisses situées dans la rue Kaddour Belizidia, où certains immeubles ont déjà fait l’objet d’une grave série d’effondrements qui mettait la vie de ses habitants en danger absolu. Il en est de même pour les 11 familles résidents au niveau de l’immeuble appelé Russicada, situé dans la région dite Casino sur la corniche de Stora. En fait, ces derniers ont été évacués en 2013 vers la cité Aissa Boukerma avant que 8 familles ne fuient leurs nouvelles habitations, jugées ‘’inhabitables’’ et décident de regagner l’ancienne bâtisse de Casino, classée dans la zone rouge et qui menace ruine jusqu’aujourd’hui.
A quelques jours du premier novembre, la date dans laquelle 664 logement seront probablement distribués au profit des occupants des anciennes bâtisses à l’ancienne ville, les citoyens qui s’estiment victimes appellent la wali à faire preuve davantage d’équité en traitant le dossier des vieilles bâtisses. L’opération de recensement doit être refaite afin de réintégrer les familles exclues de leur droit au logement avant l’entame de la distribution qui aura peut-être lieu dès la semaine prochaine. Pour les occupants de Casino, elles ne sont que 8 familles qui pourront enfin avoir une vie décente après plusieurs années d’attente et d’espoir.









