Par : Amar Ait Bara
Depuis l’ouverture des frontières avec la Tunisie, on n’a pas cessé d’enregistrer déjà de nombreuses opérations de trafic et de contrebandes pour le passage des produits de première nécessité, dont l’huile, la semoule, le sucre et tous les produits subventionnés par l’Etat et ceci est une atteinte à l’économie nationale. Alors que de nombreux Algériens sont retournés mécontents au pays, à partir des différents postes frontaliers avec la Tunisie pour le durcissement des procédures de passage. Ces derniers se sont abstenus de passer les vacances en Tunisie malgré les réservations dans de nombreux hôtels tunisiens, via les agences de voyage. Les postes frontaliers sont pratiquement vides et les estivants ne sont plus intéressés, à cause de la difficulté des procédures d’usage, dont sanitaires…etc. Même au niveau de ce pays frère, l’inflation a fait des ravages et les prix ont triplé ; un casse-croute qui coûtait 150 dinars tunisiens a vu son prix augmenter pour atteindre les 500 dinars tunisiens. A titre d’exemple, un séjour de 4 jours pour une famille, composée de 4 personnes, ne coûte pas moins de 20 millions de centimes. Aux dernières nouvelles, de nombreux Algériens ont fait demi-tour en annulant les réservations des hôtels ; des voyageurs à qui on a exigé en plus de faire un autre test qui coûte plus de 1400 dinars, que certains refusent puisque tout est devenu payant. Nos informations indiquent que de nombreuses agences de voyage ont loué des hôtels complets, mais eux-mêmes spéculent pour sous-louer ces édifices touristiques à d’autres agences et c’est la surenchère sur les prix qui est pratiquée. La semaine dernière, la circulation routière était dense à Annaba et des véhicules immatriculés de tout le pays ont passé la nuit à la ville de Bône pour rejoindre la frontière le lendemain. De nombreux Algériens ne sont plus intéressés par les vacances hors d’Algérie et préfèrent rester au pays, ceci à cause de la désorganisation. Les différentes agences de voyages touristiques affichent déjà complet, alors que certains Algériens préfèrent passer les vacances en Turquie. Ces derniers estiment que les vacances en Tunisie ne sont plus données, et c’est devenu trop cher. Au départ, un premier barrage de la Gendarmerie nationale vous demande les documents indisponibles et nécessaires, à défaut de retourner sans demander des explications pour éviter d’encombrer le poste frontalier. De nombreux Algériens ont préféré rentrer at home et remettre la question des vacances à plus tard à cause des échos défavorables concernant la hausse des prix exercée. Un père de famille, découragé par les nombreux désagréments, a préféré rentrer au pays en disant : « Le littoral algérien est de 1200 km, on a l’embarras du choix et on peut passer les vacances à notre guise et à moindre coût ». Aujourd’hui, il faudrait se rendre à l’évidence et comprendre que les vacances en Tunisie ne sont plus qu’un lointain souvenir et ce n’est plus à la portée de tout le monde de passer les vacances en Tunisie, cela coûte très cher. Les plages se comptent par centaines en Algérie de l’Est à l’Ouest. Au lendemain de l’ouverture des frontières, les éléments de la Gendarmerie nationale de Bouchebka et d’El Ayoun ont arrêté des contrebandiers qui tentaient de faire passer clandestinement vers la Tunisie plus de 5.000 litres d’huile de table et une grande quantité de gasoil. Ainsi, de nombreuses familles algériennes ont changé de destination en optant pour le tourisme intérieur et cela coûte moins cher, surtout dans l’Oranie. Au niveau de cette région, selon nos sources, une famille composée de 5 membres peut passer une semaine de vacances à moindre coût en louant un bungalow aux alentours de 40.000 dinars.










