Le Département d’État américain a fait savoir, dans un communiqué publié le 24 avril 2026, que le sous-secrétaire d’État Christopher Landau se rendrait en Algérie et au Maroc du 27 avril au 1er mai. Une tournée régionale qui s’inscrit dans la volonté de Washington de raffermir ses liens en Afrique du Nord, aussi bien sécuritaires qu’économiques.
À Alger, le responsable devait s’entretenir avec des responsables algériens sur «le renforcement des relations bilatérales», mettant l’accent sur les questions de sécurité régionale et les contrats commerciaux conclus avec des sociétés américaines.
«En Algérie, le sous-secrétaire d’État rencontrera des responsables algériens afin de discuter de l’approfondissement des relations bilatérales, notamment des efforts communs visant à traiter les questions de sécurité régionale et des accords commerciaux importants conclus avec des entreprises américaines», a indiqué le communiqué du département d’Etat américain.
A cet effet, le déplacement du responsable américain s’inscrit dans le prolongement du renforcement du partenariat entre Alger et Washington.
C’est dans cette dynamique que s’est récemment tenue en Turquie, le 17 avril 2026, la rencontre entre le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf et le conseiller principal du président des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique et les Affaires arabes et du Moyen-Orient, Massad Boulos.
Les deux parties ont échangé «sur les principales questions d’actualité dans le monde arabe et le continent africain, notamment les évolutions de la situation en Libye et au Soudan, ainsi que les développements de la question du Sahara occidental», avait précisé un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Ceci alors que ce même Massad Boulos s’était déjà déplacé en Algérie à la fin du mois de janvier dernier.
Et entre cette précédente visite de Boulos à Alger et le prochain déplacement de Landau, Washington avait initié des rounds de discussions entre le Polisario et le Maroc, en présence de responsables algériens et maliens en tant qu’observateurs. Des rounds que les américains comptent poursuivre bien entendu.
En somme, cette visite, conclut le communiqué du département d’Etat américain, «met en relief l’engagement des États-Unis à soutenir la stabilité régionale et à étendre les partenariats économiques et stratégiques partout en Afrique du Nord».
Par : Elyas Abdelbaki









