Une confrontation violente entre groupes de jeunes a conduit à une série d’interpellations à Essarouel, commune d’El Bouni. Les services de la gendarmerie nationale ont présenté six (6) mis en cause par devant le procureur de la République, puis le juge d’instruction, près le tribunal d’El Hadjar. L’enquête se poursuit pour localiser d’autres personnes citées dans la procédure.
Le dossier regroupe près d’une vingtaine d’individus, dont quatorze (14) demeurent en fuite. Les prévenus arrêtés ont comparu devant la juridiction correctionnelle. Le procureur a requis 12 ans d’emprisonnement ferme à leur encontre, et 15 ans par défaut contre les absents.
La qualification pénale retenue s’articule autour de la participation à un attroupement armé ayant troublé l’ordre public, avec violences volontaires et dégradations de biens. S’y ajoutent, selon les cas, la détention de stupéfiants et de substances psychotropes, ainsi que le port d’armes blanches prohibées sans motif légitime.
Les faits remontent au début de la semaine dernière, où une rixe a opposé deux groupes dans le quartier. Des armes blanches ont été utilisées, notamment des couteaux et des objets tranchants, tandis qu’une arme de chasse est évoquée dans la procédure. L’intervention des gendarmes a mis fin aux affrontements et a ouvert la voie à une opération d’interpellation ciblée.
Plusieurs personnes ont été blessées, et des biens privés ont subi des dégradations. L’audience a réuni un nombre notable d’avocats et de parties civiles autour d’un dossier suivi de près au niveau local. Le jugement est attendu à l’issue des délibérés.
Par : Mahdi AMA









