Le phénomène des deux-roues est devenu un véritable fléau à Annaba, engendrant une hausse alarmante des accidents et des nuisances. La
configuration géographique de la ville favorise l’usage des motos, mais l’imprudence et le non-respect du code de la route transforment
les grands axes en zones de danger permanent.
Pour la circonstance les services de la sûreté de wilaya ont dressé un bilan alarmant pour le seul mois de Mai. Il a été enregistré 31 accidents corporels, causés par des conducteurs de motos, faisant 41 blessés avec des blessures de diverses gravités. Alors qu’en matière de vérification des motos, ces services ont, durant cette période, contrôlé 1.114 motos, ce qui a conduit à la rédaction de 70 contraventions et constaté 43 délits et 82 infractions pour non-port du casque, et la mise en fourrière de 397 motos.
L’accident de la gare a mis en émoi les internautes. Il s’agit d’un un motard qui percutait en plein fouet un lampadaire. Une jeune
fille qui l’accompagnait rendait l’âme sur le coup et la deuxième victime succombait à ses blessures à l’hôpital, quelques heures
seulement après le terrible choc. L’accident a provoqué une vive indignation en ligne.
De nombreuses voix dénonçaient la recrudescence des accidents de deux-roues et leurs conséquences tragiques. « Jusqu’à quand ce terrorisme routier va-t-il continuer à endeuiller nos rues » commentera un internaute. « Un énième accident vient s’ajouter à une
série interminable d’actes d’irresponsabilité, et cette fois, en plein cœur d’Annaba, au niveau du Cours de la Révolution.
Un lieu censé être un espace sécurisé pour les familles et les piétons, et non un circuit de course pour chauffards inconscients. » Par leurs comportements irresponsables, leur vitesse folle et leur mépris total des règles de conduite les plus élémentaires, certains motards se sont transformés en un véritable danger qui menace la tranquillité publique et la vie des citoyens.
La sécurité des personnes dans l’espace public est une ligne rouge. Ces rodéos sauvages et ces exhibitions dangereuses au milieu des rassemblements urbains sont le summum de l’égoïsme et de l’insouciance. Un appel a été lancé aux autorités de sécurité à sévir avec la plus grande fermeté, à intensifier les contrôles et à saisir les motos de tous ceux qui mettent la vie d’innocents en péril. La rue appartient à tout le monde, et non à ses motards qualifiés de ‘kamikazes’ qui défoulent leurs énergies négatives au détriment du sang des citoyens !
Par : A.Ighil









