Alors que l’opération de bitumage des routes bat son plein dans le cadre des projets d’amélioration urbaine au centre-ville d’El Milia, une commission communale des Services de l’urbanisme a été dépêchée, ce lundi, pour désigner les arrêts de bus.
«Nous nous affairons à désigner des arrêts de bus pour les aménager», explique un membre technique de cette commission. Il convient, toutefois, de signaler, qu’avant cette sortie, les arrêts de bus ont toujours été improvisés selon le bon vouloir des transporteurs au centre-ville. C’est ce qui a donné lieu à une certaine anarchie dans ces arrêts à telle enseigne que les conducteurs des bus n’hésitent pas à s’arrêter dans des virages ou en pleine route.
Cette anarchie est devenue l’une des causes de l’encombrement de la circulation dans une ville qui n’a aucun plan de circulation. La commission communale est, toutefois, chargée de désigner de nouveaux points d’arrêts pour mettre un terme à un tel désordre.
Il reste encore l’aménagement des abris-bus, dont certains, qui ont été aménagés par le passé, ont purement et simplement été saccagés avant de disparaître, laissant des traces de leur emplacement. Leur aménagement est de nature à tester le civisme citoyen, absent de cette ville, qui connaît une vaste opération de réhabilitation et d’aménagement, notamment de son réseau routier et des trottoirs après avoir subi la rénovation de ses infrastructures souterraines.
L’autre casse-tête qui s’érige en un véritable fléau au centre-ville, est l’occupation des rues et trottoirs par les commerçants illégaux des fruits et légumes de la rue du 20 Août. Selon un élu communal, ces derniers sont, d’ailleurs, dans l’œil des Services communaux qui prévoient de les déloger incessamment.
Par le passé, l’opération d’évacuation de cette rue de ces indus-occupants de l’espace public a été menée à plusieurs reprises sans parvenir à éradiquer ce phénomène, portant atteinte à l’ordre public au centre-ville.
Il convient de signaler encore que la ville d’El Milia dispose de trois marchés de proximité, dont deux sont partiellement occupés et le troisième est inexploité à la rue de Collo. A l’approche du mois sacré de Ramadan, il est impératif de trouver une solution à ce problème, agaçant les citoyens à plus d’un égard et perturbant la circulation dans cette rue névralgique. Surtout que la solution de rechange existe avec ces trois marchés, disposant, de surcroît, de nombreux stands pouvant contenir tous les marchands illégaux qui encombrent les espaces publics par leurs marchandises.
A vrai dire, il est temps de mettre de l’ordre dans cette ville longtemps livrée à l’anarchie, mais aussi à un laxisme inexpliqué dans la gestion de ce problème.
Par : Amor Z










