Par : A.Ighil
Cet été, en plus des Tunisiens, à la faveur de la réouverture des frontières terrestres, connus pour faire leurs emplettes de produits alimentaires et ménagers à travers la ville, c’est au tour des touristes libyens de faire leur apparition dans la ville des jujubes au détriment de leur voisin du Nord. Selon un gérant d’un hôtel balnéaire :” Cela fait bien longtemps qu’ils ne venaient plus à Annaba. Mais là, on assiste à leur retour pour le grand bien du tourisme de la région ». Et de poursuivre : « Les Libyens ont la réputation d’être dépensiers ». Mais la grande question qui taraude les opérateurs du secteur touristique concerne la manière de valoriser les fabuleux atouts touristiques de la région. Plusieurs aspects doivent être pris en compte, d’après un spécialiste du secteur. Les capacités d’accueil sont en deçà de la demande. Il n’est un secret pour personne qu’il existe un déficit en structures hôtelières. Les pouvoirs publics n‘ont cessé de clamer le renforcement de sa plus importante composante touristique, à savoir le tourisme à travers des projets structurants qui donneront une autre dimension à la ville. À l’exemple de la gare maritime, dont le projet traîne et son inauguration a été reportée à plusieurs reprises. Une réalisation qui permettra l’ouverture du port sur la ville. Outre ce projet d’envergure, les terrasses du port, dont les travaux s’éternisent, donneront à coup sûr un élan au tourisme urbain. Ces projets structurants, une fois opérationnels, seront le prolongement naturel de l’emblématique cours de la révolution. Un lieu en piteux état qui ne fait plus la fierté d’une cité qui a perdu de sa notoriété. Un espace hideux qui gagnerait à avoir plus d’attention de la part des autorités locales. Autre aspect de la valorisation du tourisme dans la région, c’est celui du volet sécuritaire. À Chaque saison estivale, les plages sont bondées d’estivants, mais une véritable mafia sévit toujours, celle des parasols et des parkings. « On m’a obligé à louer un parasol alors que j’avais le mien pour pouvoir surveiller mes petits-enfants », témoigne un père de famille qui a passé une journée à la plage Fellah Rachid, ex-Saint Cloud. Le touriste se retrouve donc malmené par ces gros bras qui dictent leur loi. Une situation qui perdure depuis des années et qui se renouvelle à chaque saison estivale. Du côté des autorités, celles-ci rappellent à chaque fois que « l’accès aux plages est gratuit ».










