La Cour d’Alger examinera, aujourd’hui, la demande de libération pour raisons de santé introduite par des avocats en faveur de l’ancienne présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Saïda Neghza, détenue à l’établissement pénitentiaire de Koléa depuis près de sept mois.
La demande de mise en liberté sera examinée lors d’une audience publique devant la 10ᵉ chambre pénale près la Cour d’Alger, en tant que dernière juridiction ayant statué sur le dossier.
Par ailleurs, la défense de Saïda Neghza plaidera sur la décision de son placement en détention provisoire dans une autre affaire, dans laquelle elle est poursuivie pour des délits liés à la «négligence de déchets dangereux déposés dans des sites non autorisés», «construction de bâtiments et d’ouvrages sur des terres appartenant à l’État et occupées illégalement» et «exercice d’une activité classée sans obtention d’une autorisation d’exploitation».
A cet effet, la demande de libération est accompagnée d’un dossier médical faisant état de la dégradation de l’état de santé de Saïda Neghza depuis son incarcération.
Selon son contenu, elle souffre de plusieurs maladies graves nécessitant une prise en charge médicale spécialisée et urgente, impossible à assurer au sein de l’établissement pénitentiaire, comme l’attestent les différents rapports médicaux joints, établis par les médecins.
L’impossibilité pour l’intéressée d’honorer ses rendez-vous médicaux réguliers a aggravé davantage sa situation, estiment ses avocats, d’autant plus qu’elle se trouve depuis un mois à l’hôpital pour subir une intervention chirurgicale.
En d’autres termes, ajoute la même source, en l’état actuel des choses, son état de santé pourrait se détériorer très vite si elle n’est pas prise en charge dans un environnement adapté.
Pour rappel, la 10ᵉ chambre pénale près la Cour d’Alger avait condamné, en appel, le 9 juillet dernier, Saida Neghza, Belkacem Sahli et Abdelhakim Hammadi à quatre ans de prison ferme et placés aussitôt en détention, ceux-là étant jugés libres. En première instance, ils avaient été condamnés par le tribunal de Sidi M’hamed, le 26 mai, à dix ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars.
Les trois s’étaient porté candidats à l’élection présidentielle de septembre 2024, avant de voir leurs dossiers rejetés, fin juillet, par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
C’est au début du mois d’août, près d’un mois donc avant l’élection, que les trois ex-candidats avaient été placés sous contrôle judiciaire et accusés d’avoir «acheté» les parrainages pour valider leurs candidatures.
Par : Elyas Abdelbaki










