Sous le thème «Le microcrédit, moteur du développement durable», le salon régional des activités micro-entrepreneuriales s’est ouvert, aujourd’hui, sur le Cours de la Révolution.
La cérémonie inaugurale, présidée par le wali, Abdelkarim Lamouri, a rassemblé élus, responsables universitaires, représentants des banques et des agences publiques autour d’un objectif affiché : faire du microcrédit un vecteur concret d’autonomisation économique à l’échelle locale.
La manifestation a mis en lumière 40 projets portés par des bénéficiaires du dispositif, répartis entre le secteur agricole, des petites unités de production et des activités artisanales traditionnelles. Les stands, sobres et parlants, déroulaient un même fil : des modèles économiques fragiles mais réalistes, souvent fondés sur la connaissance du terrain et la réutilisation des ressources locales.
Un film de présentation a posé les jalons du dispositif et des procédures d’accès, rappelant que l’instrument financier n’est pertinent que s’il s’accompagne d’un encadrement technique et d’un suivi post-crédit.
La table ronde consacrée au développement durable a opposé points de vue et retours d’expérience. Y ont pris part Souad Ben Jamil, directrice générale de l’Agence nationale de gestion du microcrédit, et le directeur général en charge du développement durable pour la pêche et l’aquaculture, qui ont insisté sur la nécessité d’articuler crédit, formation et chaînes de valeur locales.
Le débat a bénéficié des éclairages d’un économiste universitaire, président de la commission régionale d’habilitation universitaire, et d’un spécialiste du CRE-Annaba en charge des questions environnementales et de gestion des déchets, qui ont alerté sur les risques de fragilisation écologique si la croissance micro-entrepreneuriale n’intègre pas des pratiques durables.
Plus concrètement, le salon a servi de cadre à la signature de conventions de coopération entre le Centre de recherche interdisciplinaire d’Annaba (CRE Annaba) et l’Agence nationale pour le développement durable de la pêche et de l’aquaculture (ANDPA).
Ces accords visent à fournir aux porteurs de projets un appui technique, des formations ciblées et des évaluations d’impact environnemental, conditions nécessaires pour que le microcrédit ne reste pas un simple palliatif financier.
La dimension régionale du salon, avec la participation des wilayas d’El Tarf, Souk Ahras, Guelma, Skikda et Annaba, a donné au rendez-vous une portée plus large que locale.
Elle a permis de confronter des réalités diverses et de faire converger des besoins : infrastructures de stockage, accès à la commercialisation, et formation professionnelle adaptée aux filières identifiées comme prioritaires.
Par : Mahdi AMA








