Trois cycles de discussions entre le Maroc et le Front Polisario, organisés avec l’implication des États-Unis et sous l’égide des Nations unies, n’ont pas permis de déboucher sur un accord susceptible de régler le conflit du Sahara occidental. C’est ce qu’a reconnu Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, en affirmant qu’aucune « solution imminente » ne se dessinait actuellement.
Dans un entretien accordé au service anglophone de France 24, le responsable américain a dressé un bilan à la fois positif et prudent des discussions engagées ces derniers mois. S’il a qualifié les différents cycles de négociations de « constructifs et fructueux », il a toutefois reconnu qu’ils n’avaient pas permis de parvenir à un accord sur une solution définitive au conflit.
Des discussions toujours sans accord
Les négociations entre le Maroc et le Front Polisario se sont déroulées en Espagne puis aux États-Unis, avec la présence de l’Algérie et de la Mauritanie en qualité d’observateurs. Malgré plusieurs rencontres, les parties restent donc éloignées d’un règlement définitif.
« Il n’y a pas de solution imminente au conflit du Sahara occidental, et nous attendons les commentaires du Polisario sur l’autonomie », a déclaré Massad Boulos, faisant référence au plan d’autonomie proposé par Rabat et soutenu par Washington.
L’émissaire américain a néanmoins estimé que le processus devait se poursuivre. « Il reste encore beaucoup à faire, beaucoup de travail à accomplir et nous attendons toujours un retour du Front Polisario sur l’autonomie, sur lequel nous pourrons travailler », a-t-il précisé.
Cette déclaration intervient alors que la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée en octobre 2025, devait ouvrir une nouvelle étape dans les efforts diplomatiques visant à parvenir à un règlement du conflit.
Washington salue l’implication de l’Algérie
Massad Boulos a également évoqué le rôle de l’Algérie dans les efforts diplomatiques en cours. Il a salué son implication dans la recherche d’une issue au conflit, tout en soulignant les limites de son influence sur le Front Polisario.
« Il reste du travail à accomplir, et c’est pourquoi les États-Unis continuent de dialoguer avec le Front Polisario », a-t-il ajouté, confirmant ainsi la poursuite des contacts américains avec les différentes parties concernées.
Le conseiller de Donald Trump s’est par ailleurs montré optimiste quant à la possibilité de parvenir, à terme, à un règlement, sans pour autant avancer de perspective concrète à court terme. « Pour le moment, nous n’avons aucune solution imminente que nous puissions entrevoir ou même pressentir », a-t-il clarifié.
Le dossier devrait de nouveau se retrouver au centre des discussions du Conseil de sécurité en octobre prochain. L’instance onusienne doit notamment examiner la mise en œuvre de la résolution 2797 et se prononcer sur la reconduction du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Une nouvelle résolution est attendue à cette occasion.
Par : S.A.B.











