Avec la rentrée universitaire 2026/2027, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tente de réorganiser les horaires d’exploitation des universités de sorte à optimiser au maximum l’infrastructure et les installations au profit des étudiants.
Dans une lettre adressée aux présidents des conférences régionales des universités, la Direction générale de l‘enseignement et de la formation propose une nouvelle programmation des activités pour prolonger, dans une phase initiale, les activités d’enseignement, de recherche et d’innovation jusqu’à 21h.
La mesure s’applique dans un premier temps aux établissements établis dans six villes universitaires à savoir Alger, Constantine, Oran, Tlemcen, Annaba et Ouargla. Le ministère explique que la démarche s’inscrit dans la perspective d’une meilleure utilisation des infrastructures universitaires, d’un renforcement des activités scientifiques et pédagogiques et d’un regain de la vie culturelle dans les campus.
Concrètement, plusieurs espaces devront ainsi rester ouverts et accessibles aux étudiants et professeurs jusqu’à 21 heures. Il s’agit notamment des bibliothèques centrales, des salles de soutenance, des salles et amphithéâtres d’enseignement, des espaces numériques et des salles d’informatique. Sont également concernées les structures d’entrepreneuriat et d’innovation, telles que les centres de développement entrepreneurial, les incubateurs, les centres d’appui technologique et d’innovation, les laboratoires de fabrication ou encore les maisons de l’intelligence artificielle.
Le mécanisme comprend en outre les laboratoires, les plates-formes de recherche, les équipements scientifiques partagés ainsi que les centres d’enseignement intensif des langues. Le but affiché est notamment de pouvoir donner aux étudiants les moyens de poursuivre leurs projets, en particulier dans le domaine de l’entrepreneuriat, et aux enseignants-chercheurs de mieux exploiter les laboratoires et matériels scientifiques pour leurs recherches.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari avait précisé que cette décision devait aussi permettre également aux étudiants de disposer de plus d’espaces pour réviser, concevoir des projets, faire de la recherche et de l’innovation.
Cependant, des syndicats du secteur ont émis des réserves, évoquant notamment la sécurité, le transport ainsi les contraintes liées à l’emploi du temps des enseignants. Le succès de cette nouvelle organisation repose ainsi sur la capacité des services universitaires à évoluer en conséquence.
En dernier lieu, le ministère a invité les directeurs des institutions concernées à prendre contact dans les plus brefs délais avec les directeurs des services universitaires, et à leur communiquer certaines informations en occurrence nombre d’étudiants concernés et horaires des cours entre autres.
Des données qui devraient permettre d’ajuster les plans de transport universitaire en fonction de la nouvelle planification et de garantir la prise en charge des étudiants jusqu’à la fin des activités. Une exigence sine qua non pour concrétiser l’extension de l’ouverture des campus.
Par : Elyas Abdelbaki











