Depuis une semaine, les habitants de la wilaya d’Annaba vivent un véritable calvaire en raison d’une perturbation persistante de l’alimentation en eau potable. En pleine saison hivernale, de nombreux foyers se retrouvent avec des robinets à sec, leurs réservoirs étant désormais vides. Une situation qui complique considérablement le quotidien des familles, privées d’un besoin élémentaire et contraintes de recourir à des citernes d’eau pour subvenir à leurs besoins les plus basiques.
Les citoyens dénoncent une situation «anormale» et surtout récurrente. Pour eux, ces coupures ne constituent pas un incident isolé, mais s’inscrivent dans une série de perturbations répétées qui fragilisent davantage leur quotidien. Bien que l’Algérienne des Eaux (ADE) ait publié sur sa page officielle un programme de distribution pour dimanche et lundi, la réalité sur le terrain semble plus contrastée.
Parmi les quartiers concernés par les annonces figurent les 250 et 200 logements, Jaffal 1, Madame Bek, Scoufi 1 et 2, Ziani et Sidi Amar. À El Hadjar-centre, les rues Larbi Ben M’hidi, Emir Abdelkader et Fadhila Saâdane ont également été intégrées au programme. L’ADE a, par ailleurs, indiqué une distribution à partir de 9h au profit des quartiers 250 et 300 logements, ainsi qu’à Sidi Achour, Seybouse, Errym, 1er Mai, El Abtal et Bouhamra, ainsi que d’autres quartiers et d’autres communes.
Selon des sources bien informées, ces perturbations seraient dues aux récentes intempéries ayant affecté la région. Les fortes pluies auraient provoqué une turbidité élevée de l’eau, compliquant le processus de traitement et ralentissant la distribution.
Cependant, à l’heure où nous mettons sous presse, plusieurs quartiers sont restés encore privés de cette ressource vitale, alimentant l’inquiétude et l’exaspération des habitants.
Par : I.S






