A la veille de l’ouverture officielle de la saison estivale à Annaba, les autorités locales ont annoncé que 6 plages de la wilaya sont interdites à la baignade. Il s’agit des plages de la cité Seybouse, dans la commune d’Annaba, d’Oued El Gab, Ain Barbar et Sidi Akacha à Séraidi, d’une grande partie du littoral de Sidi Salem dépendant de la commune d’El Bouni et la plage Ain Rihana à Oued El Aneb.
Les autorités de la wilaya d’Annaba ont décidé d’interdire la baignade dans ces plages en raison du manque d’aménagement, de l’inexistence de voies d’accès aux plages, de la pollution et de la qualité des eaux non conformes aux normes de santé et d’hygiène publiques. Le risque d’intoxication, d’infection ou de noyade plane sur ces plages interdites à la baignade. Malgré cela et les mises en garde émises par les services de Protection civile… les jeunes, mais aussi certaines familles, préfèrent ces côtes souvent rocheuses où le danger est présent.
Alors que pour cette saison estivale, les baigneurs pourront profiter cet été de 21 plages autorisées à la baignade dans les communes de Annaba, Seraidi, Chetaibi et El Bouni.
Les pouvoirs publics ont promis pour cette année que l’installation de tables et des parasols pour la location est strictement interdite, sauf pour ceux bénéficiant d’une autorisation communale. Il a été également décidé d’éradiquer les kiosques illicites dans les zones touristiques pour préserver la beauté du paysage.
Afin de renforcer le parc hôtelier de la région, la direction du Tourisme a révélé que la wilaya compte 73 projets hôteliers dans la Zone d’Expansion Touristique (ZET) d’Annaba, dont 37 sont actuellement à l’arrêt et 17 autres projets en cours de réalisation.
Mais devant ces chiffres, la capacité d’accueil des 46 hôtels existants à travers la wilaya et offrant 5.287 lits, est jugée insuffisante par rapport à la demande durant la haute saison.
Pour remédier à cette situation, les cinq ZET en question, d’une superficie totale de 2.435 hectares, sont réparties sur des localités surplombant la mer. Ce qui représente une importante réserve de foncier à orienter vers l’investissement dans le secteur du tourisme, dans une région qui s’emploie, selon ses responsables, à renforcer sa position en tant que destination touristique.
Par : A.Ighil










