Les histoires personnelles portent parfois les traces des grands bouleversements du monde. C’est autour de cette relation entre l’intime et l’Histoire que s’articulera la série de rencontres consacrées à Anouar Benmalek, programmée du 29 au 5 novembre prochain à l’occasion de la présentation de son dernier roman, Irina, un opéra russe. Organisés par l’Institut français d’Algérie en partenariat avec les Éditions Dalimen, ces rendez-vous conduiront l’écrivain à la rencontre du public dans plusieurs villes du pays, entre la fin octobre et le début novembre.
À travers le destin d’Irina et sa rencontre avec Walid, un étudiant algérien en Union soviétique, le romancier explore les conséquences des événements historiques sur les trajectoires individuelles. L’exil, les blessures du passé, la mémoire et la résilience traversent ce récit où les destins personnels se trouvent confrontés aux secousses de leur époque. Autant de thèmes qui ouvrent la voie à des échanges sur la place de la littérature dans la transmission de la mémoire et la compréhension des expériences humaines.
Au-delà de la présentation du livre, ces rencontres offriront aux lecteurs l’occasion de revenir sur la construction du récit, les choix de l’auteur et les questions soulevées par ses personnages. Elles s’inscrivent également dans une démarche de rapprochement entre les écrivains et leur public, en donnant à la lecture une dimension vivante, prolongée par le dialogue.
La première rencontre est prévue à Annaba, le jeudi 29 octobre à 18h, suivie de celle de Constantine, le samedi 31 octobre à 16h. Anouar Benmalek sera également présent à Alger dans le cadre du Salon international du livre d’Alger (SILA), avant de poursuivre cette tournée à Tlemcen, le mercredi 4 novembre à 18h, puis à Oran, le jeudi 5 novembre à 17h.
À travers ce parcours, Irina, un opéra russe se présente ainsi comme un point de départ pour une réflexion plus large sur les marques laissées par l’Histoire dans les vies individuelles, mais aussi sur la capacité du récit littéraire à faire dialoguer les mémoires et les expériences au-delà des frontières.
Par : Sana A.K









