L’enfer du trafic routier empoisonne le quotidien des citoyens, les autorités cherchent la parade et s’activent à élaborer un plan d’urgence pour aérer la circulation intra-muros et réduire le nombre effarant des poids lourds au centre-ville de Guelma. Autant dire, que les autorités sont au chevet d’une vile asphyxiée.
Pour les habitants de Guelma, se déplacer est devenu un véritable parcours du combattant. Entre embouteillages interminables et vacarme incessant, la crise de la circulation n’a jamais été aussi pesante. Face au désarroi croissant de la population, le wali de Guelma, Samir Chibani, a exprimé sa vive inquiétude devant la presse locale, assurant que les autorités locales s’activent pour trouver des solutions durables et libérer la ville de cet engorgement asphyxiant.
Jour et nuit, le quotidien des citoyens est rythmé par le passage ininterrompu de convois de poids lourds au cœur même des zones résidentielles. Klaxons, dégradation accélérée des chaussées, poussière et risques d’accidents : la cohabitation est devenue intolérable. Un constat partagé par le wali lui-même, qui a jugé « inacceptable » que des camions d’envergure continuent de paralyser le centre-ville et d’endommager des infrastructures routières non adaptées à de telles charges.
Sont particulièrement pointés du doigt les ballets de camions chargés de tonnes de sable et de gravier provenant des carrières de Maouna et Ben Djerrah. Plusieurs options sont aujourd’hui à l’étude pour construire des contours et des échangeurs capables de dévier ces flux hors des zones habitées. Si le relief complexe de la région rendra ces projets particulièrement coûteux, le premier responsable de la wilaya estime qu’il n’y a plus le choix : il faut impérativement préserver la qualité de vie des habitants et sauver la ville d’un effondrement routier, alors même que l’extension urbaine s’accélère.
En l’absence de voies d’évitement, les usagers de la route et les résidents subissent de plein fouet le transit vers Souk Ahras et Bouchegouf via les RN 20 et RN 80. Tout le trafic lourd est contraint de serpenter à travers les boulevards urbains, créant un goulot d’étranglement quotidien.
Ce cauchemar routier ne se limite pas au chef-lieu. De nombreuses communes environnantes partagent la même détresse depuis des années : Nechmaya, Héliopolis, Guelaat Bou Sbaa, Belkheir, Boumahra Ahmed, Bouati Mahmoud, Bouchegouf, Bouhachana ou encore Tamlouka.
À l’exception d’El Fedjoudj et bientôt Medjez Sfa, où de nouveaux axes ont soulagé les habitants, le reste de la wilaya reste suspendu aux futures décisions de l’État. Car au-delà du simple ralentissement des trajets, c’est la santé et la sécurité des familles qui sont en jeu : nuisances sonores, pollution de l’air et détérioration du cadre de vie.
Positionnée comme une zone de transit névralgique entre les ports du Nord (Annaba, Skikda) et les grands pôles commerciaux du Sud (Constantine, Oum El Bouaghi), Guelma doit de toute urgence concilier son rôle économique avec le bien-être de ses citoyens.
Par : Amina A.











