L’intronisation de Hussein Ben Kellala, petit-fils du leader et moudjahid Ibrahim ag Abakada (1885-1962), comme nouvel Amenokal des Touaregs du Tassili N’Ajjer, à la place de El Bekri Ghouma, semble être une « manipulation ».
C’est ce qu’a affirmé ce dernier, également membre du tiers présidentiel du Conseil de la Nation, dans un communiqué rendu public vendredi.
Dans une lettre adressée « aux notables et cheikhs du Tassili n’Ajjer, en Algérie, en Libye et dans les pays voisins », Hadj El Bekri Ghouma ben Brahim, a évoqué des « informations trompeuses et de pratiques étrangères à la légitimité historiques et aux coutumes héritées, relayées dans les milieux locaux et à l’étranger ».
« J’ai reçu de nombreux appels et messages venant de l’intérieur et de l’extérieur du pays, s’interrogeant sur un rassemblement qui a eu lieu récemment auquel a été mêlé le nom du leader moudjahid Brahim ag Abakada (1885-1962), exploitant sa symbolique, aux côtés de noms d’autres personnalités connues pour leurs probités sans les consulter, en usant également de montage vidéo », a-t-il affirmé, soulignant que cela « ne reflète pas la volonté des enfants du Tassili » mais « traduit des tentatives individuelles sans horizons s’inscrivant dans des agendas, internes et externes ».
Des démarches, a-t-il ajouté, qui « ne favorisent pas l’unité » dans la région.
« Il n’appartient à aucun parti, député ou partie, quelle qu’elle soit, de s’ingérer dans les affaires internes des tribus et de leurs coutumes », a-t-il déclaré, faisant remarquer que « ce qui s’est passé constitue une violation des lois et règlements, notamment des dispositions de la loi 89-28 du 31 décembre 1989, amendée par la loi 91-19, relative aux rassemblements publics ».
El Bekri Ghouma soupçonne-t-il un parti politique d’être derrière ces agissements ? Il n’en dira pas plus.
Il a juste précisé que le rassemblement en question s’est déroulé « sans autorisation préalable », ceci sachant, poursuit-il, que son ordre du jour « a été dévoyé ».
Par : Elyas Abdelbaki










