Des appels relayés sur les réseaux sociaux invitent les consommateurs à ne pas acheter de fruits et légumes pendant trois jours, du dimanche 19 au mardi 21 avril 2026, en signe de protestation contre la hausse des prix. L’initiative, présentée comme une action de pression pacifique, vise les marchés de détail et, plus largement, les circuits de commercialisation concernés par la flambée constatée ces dernières semaines.
Les auteurs de cet appel invoquent l’augmentation jugée excessive de plusieurs produits de base, notamment la tomate, la pomme de terre, l’oignon et certains fruits de saison. Selon eux, ces niveaux de prix pèsent directement sur le budget des familles aux revenus modestes et moyens, déjà confrontées à une tension persistante sur les dépenses alimentaires.
La campagne repose sur un principe simple. Il s’agit de suspendre temporairement les achats de fruits et légumes durant les trois journées annoncées, tout en appelant les ménages à s’appuyer sur leurs réserves domestiques ou sur des produits de substitution. Les initiateurs de la démarche encouragent également les internautes à relever les prix avant et après la période de boycott afin d’en mesurer l’impact.
Au cœur des revendications figure la demande d’un retour à des tarifs jugés compatibles avec le pouvoir d’achat. Les signataires ou relais de l’appel réclament aussi un renforcement des contrôles sur les circuits de distribution, une lutte plus stricte contre la spéculation et une meilleure mise en valeur des marchés de proximité, ainsi que des points de vente directs entre producteurs et consommateurs.
Dans l’espace numérique, cette mobilisation prend la forme d’un mot d’ordre largement partagé, porté par des citoyens qui disent vouloir exprimer, par un geste collectif et temporaire, leur lassitude face à la cherté persistante des produits agricoles.
Par : Mahdi AMA










